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    Sport

    Brazzaville fait vibrer les raquettes : suspense autour du ticket pour Kigali

    Par Adrien Massengo28 juin 20254 Mins de Lecture
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    Brazzaville, carrefour pongiste d’Afrique centrale

    Depuis le 27 juin, les volées rapides des petites balles blanches résonnent sous la voûte immaculée du gymnase Henri-Elendé, symbole d’un héritage sportif forgé dès les Jeux Africains de 1965. Sept délégations – République démocratique du Congo, Cameroun, République centrafricaine, Guinée équatoriale, Gabon, Burundi et bien entendu Congo – y croisent leurs raquettes pour décrocher les précieux sésames du championnat d’Afrique senior qui se tiendra en octobre à Kigali. Ouvrant la compétition, le directeur général des Sports Jean Robert Bindélé a salué « l’esprit de concorde que seule la pratique sportive sait maintenir dans la durée », avant de rappeler que l’intégrité et l’équité demeurent « les premiers adversaires à battre ».

    Une étape stratégique sur la route de Kigali puis Londres

    Derrière l’apparente modestie d’un tournoi zonal se cache en réalité le premier maillon d’une chaîne conduisant, pour les meilleurs, jusqu’au championnat du monde de Londres en 2025. À Brazzaville, chaque échange de balle pèse donc bien plus qu’un simple point : il conditionne le reste de la saison sportive, l’accès aux financements fédéraux et, pour certains jeunes talents, l’ouverture vers des bourses universitaires à l’étranger. « Ici, le sport devient passeport », confie un entraîneur camerounais, conscient que jusqu’à Kigali, puis Londres, chaque marche franchie est susceptible de transformer une carrière.

    Une participation record célébrée par les instances continentales

    Alfred Bagueka Asobo, président de la Fédération africaine et premier artisan de l’expansion du tennis de table en Afrique centrale, n’a pas boudé sa satisfaction. « Nous enregistrons la plus forte affluence jamais observée sur un championnat de zone 4, preuve que nos réformes portent leurs fruits », a-t-il déclaré, saluant la rigueur organisationnelle des autorités congolaises. Les logistiques douanières, variables d’ordinaire délicates, ont été fluidifiées grâce à un couloir spécial mis en place à Maya-Maya : une innovation qui pourrait servir de modèle aux prochains grands rendez-vous continentaux.

    Les enjeux d’un tournoi : diplomatie sportive et cohésion régionale

    À l’heure où la sous-région est souvent évoquée pour ses défis sécuritaires, la tenue d’un tournoi transfrontalier devient un laboratoire de coopération. Les hymnes se succèdent, mais les poignées de main persistent, donnant chair à la vieille idée d’une intégration par le sport. Observateur pour l’Union africaine, la Camerounaise Gisèle Etondi souligne que « le tennis de table, parce qu’il exige sang-froid et respect de l’adversaire, rappelle aux décideurs que la modération peut se jouer à trente centimètres du filet ». Les caméras locales relaient ainsi des images de convivialité inédites qui contrastent avec la gravité des bulletins d’information.

    Formation des arbitres et encadrement technique : la professionnalisation en marche

    La Fédération internationale de tennis de table supervise un programme d’homologation accélérée des arbitres. Réunies en session nocturne, quinze figures arbitrales planchent sur les subtilités du règlement, des nouvelles règles de service à la technologie de détection de let. « Nous devons rester à la hauteur d’un sport dont la précision rivalise avec la technologie », rappelle le directeur de compétition, le Tchadien Idriss Mallah. En parallèle, la Fédération congolaise a profité du tournoi pour initier des ateliers sur la préparation mentale, pilotés par des psychologues sportifs de l’Université Marien Ngouabi, afin de doter les jeunes pongistes d’outils désormais incontournables sur les scènes internationales.

    Un héritage pour la jeunesse congolaise, au-delà des médailles

    Aimé Christian Wonga, président de la Fédération congolaise, estime que l’évènement agit comme un révélateur d’ambitions pour les quartiers périphériques où les tables en ciment, fruit d’initiatives citoyennes, se multiplient. Dans le sillage de la compétition, plusieurs clubs brazzavillois ont déjà annoncé des journées portes ouvertes gratuites. « La fraternité doit rester le maître-mot », insiste M. Wonga, persuadé qu’un sport accessible, peu onéreux et neutre sur le plan linguistique peut jouer un rôle déterminant dans la lutte contre l’oisiveté urbaine.

    Perspectives : Kigali en ligne de mire, Londres en horizon

    Alors que les quarts de finale s’esquissent, les analystes évoquent déjà la probabilité d’un duel RDC–Cameroun, classique d’Afrique centrale, et le retour des pongistes congolais, galvanisés par un public acquis à leur cause. Les places pour Kigali sont rares, mais l’élan généré par Brazzaville paraît durable : des pourparlers sont engagés pour que la capitale congolaise accueille, l’an prochain, un stage continental de haut niveau. En attendant, raquette en main, les athlètes mesurent chaque rebond avec la certitude que la route de Londres s’écrit dans le fracas feutré des échanges brazzavillois.

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