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    Culture

    Comment un ex-ninja fictif donne une leçon de paix : « Le Repentir » s’impose

    Par Yves Mabiala5 juillet 20254 Mins de Lecture
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    Un lancement stratégiquement arrimé à la Journée de la réconciliation nationale

    Le 10 juin 2025, date consacrée depuis 2011 à la Journée de la réconciliation nationale, le hall de la Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines de l’Université Marien-Ngouabi a troqué son effervescence coutumière pour l’atmosphère feutrée d’une séance de dédicace. Sous les néons discrets et les regards attentifs d’étudiants assoiffés de nouveauté littéraire, Ghislain Thierry Maguessa Ebome a présenté « Le Repentir », publié chez Papyrus à Bouaké en co-édition avec Okiera. Le choix de cette date n’a rien d’anodin : il inscrit d’emblée le récit dans la dynamique nationale de cohésion, tout en rappelant que la littérature peut être un prolongement civil et pacifique du dialogue politique.

    Une intrigue où la conscience d’un milicien dialogue avec l’histoire du Congo

    En soixante-quinze pages denses, l’auteur déroule le parcours de Sardine, ex-combattant ninja hanté par le visage d’un adolescent de seize ans fauché par sa rafale. Témoignant d’une connaissance fine du terrain, le romancier situe l’action dans les rues bien reconnaissables de Talangaï, Makélékélé ou encore Bacongo, sans jamais céder au réalisme brut. Cette tension entre souvenir factuel et souffle romanesque permet au lecteur de ressentir aussi bien l’âpreté de la violence passée que la fragilité de la paix présente. « Je ne prends position pour personne, sauf pour la République », écrit le préfacier Belettres Kwam, rappelant que la fiction, fut-elle viscérale, se veut avant tout un instrument de catharsis collective plutôt qu’un tribunal.

    Le regard croisé des éditeurs congolais et ivoiriens sur une trajectoire panafricaine

    La circulation du manuscrit entre Brazzaville et Bouaké illustre la vitalité d’un espace éditorial africain désormais affranchi des anciennes frontières. Christian Yao, directeur de Papyrus, confie avoir reconnu dans les errements de Sardine l’écho des événements d’Abidjan en 2002, lorsque les « Zinzin » faisaient régner la peur. « Il n’y a que les noms qui changent », note-t-il, soulignant le potentiel continental d’un texte capable de franchir les clivages nationaux. Pour le Dr Patrick Itoua Ndinga, promoteur d’Okiera, l’ouvrage offre une matière pédagogique apte à nourrir, en classe, les débats sur la tolérance et la citoyenneté responsable.

    De la fiction à la médiation : les vertus pédagogiques d’un texte bref mais dense

    Entre les lignes, Maguessa Ebome développe une théorie pragmatique de la médiation. Sardine, pris de remords, se tourne vers le clergé afin de reconquérir son humanité. Le geste résonne dans un pays qui a fait de la conférence inclusive et du dialogue permanent des outils majeurs de gouvernance. En montrant la puissance du repentir individuel, l’auteur renvoie le lecteur à ses responsabilités civiques. À braquage d’armes, il préfère plaidoyer intérieur, laissant entendre que toute pacification durable s’enracine d’abord dans la conscience.

    Perspectives critiques et réception dans la jeunesse urbaine de Brazzaville

    Proposé au prix accessible de 5000 F CFA, le roman a séduit un public étudiant déjà familier des problématiques de consolidation de la paix. Dans les couloirs de la faculté, les discussions vont bon train : certains y voient un miroir fidèle des tensions post-conflit, d’autres saluent surtout la mise au premier plan d’une responsabilité individuelle rarement explorée. « C’est court, mais chaque page dérange et console à la fois », confie Étienne, étudiant en sociologie. La critique universitaire, elle, salue un texte qui sait éviter le manichéisme tout en offrant une écriture accessible, de nature à élargir la base de lecteurs.

    Un miroir littéraire nourrissant le récit national et l’ambition d’une paix durable

    « Le Repentir » arrive à point nommé dans le paysage culturel brazzavillois. En redonnant chair à des blessures souvent tues, il contribue à la consolidation de la mémoire collective et, partant, à l’édification d’une citoyenneté responsable. Par son sens du détail, sa pudeur narrative et son universalisme discret, l’ouvrage rappelle le rôle cardinal de la création artistique dans le renforcement de la cohésion nationale voulu par les pouvoirs publics. À l’heure où la capitale connaît une effervescence démographique et culturelle sans précédent, le roman de Maguessa Ebome, loin de se contenter de revisiter le passé, propose une passerelle vers l’avenir. L’écho favorable de cette plume prometteuse confirme que la littérature congolaise demeure un laboratoire privilégié pour faire dialoguer histoire intime et destin collectif.

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