Close Menu
    Articles les plus lus

    Marchés publics: réforme clé pour des fonds sécurisés

    28 août 2025

    Une méga-banque africaine va booster l’énergie

    17 août 2025

    La diplomatie française à l’épreuve de l’Afrique

    20 décembre 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    Brazzavillois
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Accueil
    • Économie
    • Politique
    • Environnement
    • Éducation
    • Santé
    • Sport
    • Culture
    Brazzavillois
    Accueil»Environnement»Brazzaville réinvente ses trottoirs : l’exil expéditif des stands volants
    Environnement

    Brazzaville réinvente ses trottoirs : l’exil expéditif des stands volants

    Par Dieudonné Massamba13 juillet 20254 Mins de Lecture
    Partagez
    Facebook Twitter Pinterest Threads Bluesky Copier le Lien

    Des trottoirs stratégiques, enjeu d’image nationale

    Ces dernières semaines, la silhouette de Brazzaville a changé d’allure. Là où s’érigeaient des étals de fortune et s’amoncelaient des carcasses de véhicules, bordures et trottoirs retrouvent leurs lignes. Portée par le ministre de l’assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier, Juste Désiré Mondelé, l’opération spéciale de salubrité traduit une volonté politique de rehausser l’image du pays et de restaurer l’autorité publique sur l’espace commun.

    Dans un contexte où la capitale revendique son rôle de vitrine régionale, l’occupation illégale des emprises routières apparaissait comme une dissonance visuelle et sanitaire. « La ville est la première carte de visite de la nation », rappelle le géographe urbain Léandre Ngatse, soulignant l’impact d’une voirie dégagée sur l’attractivité touristique et la fluidité économique.

    Planification gouvernementale et mémoire du Sommet des forêts

    L’actuelle offensive puise ses racines dans le Sommet sur les écosystèmes, la biodiversité et les forêts tropicales tenu en octobre 2023 à Brazzaville. Le slogan inaugural, « Ensemble, gardons nos villes propres », s’est mué en fil rouge des politiques urbaines. Deux ans plus tard, la tenue d’une réunion décisive le 5 juillet 2025 avec maires, comités de marchés, police et gendarmerie a matérialisé la phase d’exécution.

    Au-delà d’un simple nettoyage, le ministère inscrit la démarche dans un trimestre de l’assainissement, assorti d’indicateurs précis : réduction des dépôts sauvages, suppression des épaves et réinstallation organisée des commerçants. D’après les services techniques, plus de 12 kilomètres d’emprises ont déjà été libérés depuis le lancement officiel.

    Police, mairie et marché : la chaîne opérationnelle

    Le dispositif repose sur une coordination inédite entre forces de sécurité, autorités municipales et gestionnaires de marchés. À Bacongo, au marché Bernard Kolélas, la circulaire d’assainissement impose désormais un samedi dédié chaque mois. « Tous les commerçants doivent intégrer le périmètre autorisé ; l’espace sera structuré et les tables attribuées », a martelé le ministre Mondelé lors d’une visite de terrain en présence du ministre de la santé Jean-Rosaire Ibara.

    À Poto-Poto et Ouenzé, les inspecteurs municipaux sillonnent les artères, sanctionnant les récalcitrants. La fermeture ponctuelle d’un supermarché dont la devanture demeurait insalubre sonne comme un avertissement clair. « Le temps des avertissements est révolu », répète le membre du gouvernement, tablant sur la rigueur pour ancrer la mesure.

    Entre adhésion populaire et réticences tacites

    Dans les quartiers centraux, l’initiative suscite un écho contrasté. Nombre de riverains saluent un cadre de vie assaini et une circulation plus fluide. « Respirer sans poussière ni fumée de grillades improvisées est un soulagement », confie Mireille, étudiante à l’Université Marien-Ngouabi.

    À l’inverse, certains petits commerçants expriment, hors micro, la crainte d’une perte de revenus liée au déplacement vers des marchés formels parfois saturés. Pour l’économiste Coralie Boungou, l’enjeu sera d’« accompagner la formalisation en garantissant des loyers abordables et une visibilité comparable à celle de la rue ». Ce glissement du secteur informel vers des structures régulées représente, à terme, un gisement fiscal non négligeable pour les collectivités.

    Vers un urbanisme durable et inclusif

    Au plan environnemental, la disparition des dépôts sauvages limite la prolifération d’insectes vecteurs de maladies et améliore la gestion des eaux pluviales. Les premières données de la direction de l’hygiène indiquent une baisse de 18 % des points noirs recensés dans le centre-ville depuis avril.

    Le ministère envisage déjà d’étendre la démarche à Pointe-Noire et aux chefs-lieux de département. Selon l’architecte-urbaniste Prisca Mabiala, « la campagne pourrait devenir l’ossature d’un nouveau schéma directeur intégrant zones piétonnes, pistes cyclables et mobilier urbain harmonisé ». Une telle perspective renforcerait la résilience des quartiers face aux crues et aux îlots de chaleur.

    Perspectives d’un civisme pérenne

    En filigrane, l’opération spéciale vise la construction d’une culture du civisme durable. Affiches pédagogiques dans les arrêts de bus, programmes radios et partenariats avec les associations de jeunesse accompagnent le volet coercitif. « Il n’y a pas de modernité sans responsabilité citoyenne », insiste le ministre, déterminé à « pérenniser l’élan et le suivre jusqu’au bout ».

    S’il demeure des ajustements à opérer pour consolider l’inclusion économique des petits vendeurs, la vaste entreprise de réappropriation de l’espace public confirme la priorité accordée par les autorités à un urbanisme ordonné, compatible avec les ambitions de rayonnement régional de Brazzaville. À l’horizon 2030, la capitale espère ainsi conjuguer croissance démographique et qualité de vie, dans un équilibre que scruteront attentivement riverains, investisseurs et partenaires internationaux.

    Partagez Facebook Twitter Pinterest Bluesky Threads Tumblr Telegram Email

    Articles sur le même thème

    Pénurie d’eau : à Brazzaville, la riposte s’accélère

    17 décembre 2025

    3 000 jeunes dépolluent Brazzaville sous la pluie

    7 décembre 2025

    Prison ferme à Madingou : le trafic de bébé chimpanzé

    27 novembre 2025
    Articles Récents

    Cardinal Biayenda: le livre choc qui ranime sa mémoire

    4 octobre 202598 Vues

    Visite à Mayoko : Sassou-N’Guesso mise sur le fer

    2 septembre 202592 Vues

    Hommage mesuré à Note Agathon, serviteur d’État

    23 juillet 202556 Vues
    Restez Connectés
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Articles les plus lus

    Hiswaca au Congo : l’outil qui change l’accès aux stats

    Par Célestin Mbemba9 janvier 2026

    Présidentielle au Congo : l’appel fort à la paix de Sassou

    Par Ange Mokoko8 janvier 2026

    Grève illimitée à Brazzaville : hôpitaux au ralenti

    Par Thérèse Mavoungou8 janvier 2026

    Brazzavillois.com est votre source d’information de proximité, entièrement dédiée à la vie et l’actualité du Congo‑Brazzaville. Politique, société, culture, économie, sport : notre équipe d’journalistes et correspondants vous offre des articles fiables, engagés et ancrés dans la réalité congolaise.

    Articles populaires

    Le coup de théâtre inexistant de l’examen d’anglais en Afrique de l’Ouest

    20 juin 2025

    Rabat forme l’élite des scrutins africains!

    20 juillet 2025

    Import-substitution: la Cébévirha fixe son cap 2026

    23 octobre 2025
    Sélection de la Rédaction

    Congo-Brazzaville : héritages et défis futurs

    13 août 2025

    Au Hilton des Tours Jumelles, la culture fait salon et stratégie à Brazzaville

    10 juillet 2025

    Combat rapproché: premier tournoi vibrant à Brazzaville

    22 décembre 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Charte éditoriale
    • Politique de Confidentialité
    • Publicité
    • Contact
    Brazzavillois.com © 2026

    Renseignez vos mots-clés ci-dessus et appuyez Entrée. Appuyez Esc pour Annuler.