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    Culture

    Fespam 2025 : Brazzaville réduit la voilure sans étouffer la résonance panafricaine

    Par Yves Mabiala14 juillet 20254 Mins de Lecture
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    Brazzaville se prépare à célébrer trois décennies d’harmonie

    Entre le grondement du fleuve Congo et l’effervescence des artères de Poto-Poto, un même refrain parcourt les cercles culturels : le Festival panafricain de musique revient pour souffler sa douzième bougie institutionnelle et, surtout, célébrer trente années d’existence. L’annonce officielle, délivrée par la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Marie-France Hélène Lydie Pongault, a dissipé les doutes qui planaient depuis plusieurs mois. Du 19 au 26 juillet 2025, la capitale congolaise vibrera donc à l’unisson d’artistes issus du continent et de la diaspora, même si l’édition adopte un format « réduit ». Cette précision, loin d’être un aveu de faiblesse, s’inscrit dans une stratégie de gestion maîtrisée des ressources publiques, condition sine qua non pour assurer la pérennité du rendez-vous sous-régional.

    Une scénographie resserrée au service de la créativité

    L’option retenue privilégie la qualité à la quantité : un nombre limité de festivaliers, des jauges contrôlées et une cérémonie inaugurale au Palais des congrès plutôt qu’au stade Massamba-Débat. Dans l’intimité feutrée de cet édifice, le chorégraphe franco-congolais Gervais Tomadiatunga mène une troupe de 211 danseurs, batteurs de tam-tam et musiciens appelés à incarner la diversité esthétique du continent. « Nous lions le Ndombolo aux cadences du Maghreb, le tam-tam du Pool aux harmonies créoles ; la scène devient un trait d’union entre les Afriques », confie le metteur en scène, la voix couverte par les percussions qui martèlent les répétitions au Cercle culturel Sony Labou Tansi. Retransmis en direct, le spectacle de quarante minutes ambitionne de graver dans les mémoires la mixité inventive qui fait la marque du Fespam.

    L’économie culturelle au prisme du numérique africain

    Placé sous le thème « Musique et enjeux économiques en Afrique, à l’ère du numérique », le festival veut aussi être un laboratoire de réflexion. Conférences, master-classes et expositions exploreront la nouvelle chaîne de valeur dopée par les plateformes de streaming, les monnaies virtuelles et la blockchain appliquée aux droits d’auteur. Le commissaire général du Fespam, Hugues Gervais Ondaye, insiste sur la portée structurante de ces débats : « L’Afrique représente aujourd’hui l’un des marchés les plus dynamiques pour la musique en ligne ; il nous appartient d’en maîtriser les règles afin que les créateurs congolais en tirent profit ». La Banque africaine de développement chiffre déjà à près de 4 % la contribution de l’économie créative au PIB continental, un indicateur appelé à croître à mesure que le haut débit irrigue les zones périurbaines de Kinshasa à Abidjan.

    Gouvernance financière et choix stratégiques concertés

    La décision de réduire la voilure répond à des impératifs de bonne gouvernance. Dans un contexte marqué par la volatilité des matières premières et la nécessité de consolider les équilibres macroéconomiques, l’exécutif mise sur la rationalisation plutôt que la suspension pure et simple. Le ministère de tutelle, en partenariat avec le Trésor public et plusieurs mécènes privés, a élaboré un budget priorisant la logistique technique, la rémunération des artistes et la couverture médiatique. Les infrastructures existantes, modernisées lors des Jeux africains de 2015, offrent un cadre suffisant pour déployer studios mobiles, écrans LED et dispositifs de réalité augmentée, sans engager de dépenses pharaoniques. « Nous cherchons l’efficience, pas l’esbroufe », précise un haut fonctionnaire impliqué dans le comité d’organisation.

    Perspectives au-delà de la note finale

    Au-delà des huit jours de festivités, l’enjeu est de pérenniser les retombées. Les ateliers prévus sur le management des talents, le marketing digital ou la production audiovisuelle durable visent à renforcer les capacités locales. D’ores et déjà, des start-up congolaises testent des applications mobiles permettant au public d’acheter des billets dématérialisés et de suivre les concerts en réalité virtuelle. Des accords de coopération avec la Radio-Télévision nationale congolaise et des chaînes partenaires d’Afrique australe faciliteront la diffusion des showcases, ouvrant aux artistes de nouveaux canaux de monétisation. À l’heure où l’Union africaine place l’industrie culturelle au cœur de l’Agenda 2063, le Fespam se positionne comme une plateforme-pilote pour conjuguer patrimoine et innovation. Si le format est réduit, l’ambition reste, elle, à la mesure du continent. Les projecteurs s’éteindront peut-être plus tôt le soir, mais l’écho de ces partitions nouvelles promet de résonner longtemps dans les rues de Brazzaville et bien au-delà.

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