Close Menu
    Articles les plus lus

    L’or Soudanais : Entre flambée des prix et contrebande géopolitique

    20 juin 2025

    Pointe-Noire décrypte les formulaires ITIE 2023

    13 septembre 2025

    L’Union européenne renforce ses ponts d’or à Brazzaville : promesses concrètes ?

    11 juillet 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    Brazzavillois
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Accueil
    • Économie
    • Politique
    • Environnement
    • Éducation
    • Santé
    • Sport
    • Culture
    Brazzavillois
    Accueil»Politique»Procès façon Nuremberg : le PCT riposte avec fermeté et prône la concorde
    Politique

    Procès façon Nuremberg : le PCT riposte avec fermeté et prône la concorde

    Par Ange Mokoko14 juillet 20254 Mins de Lecture
    Partagez
    Facebook Twitter Pinterest Threads Bluesky Copier le Lien

    Une escalade verbale aux résonances historiques

    La scène politique brazzavilloise vient d’être secouée par une sortie médiatique de Jean-Jacques Serge Yhombi Opango, président du Rassemblement pour la démocratie et le développement. Depuis Paris, au micro d’une chaîne étrangère, l’opposant a invoqué l’ombre du procès de Nuremberg pour promettre un jour le jugement des cadres du Parti congolais du travail, de leurs enfants et même de leurs petits-enfants. En réponse, le PCT, par la voix de son secrétaire permanent chargé de la communication, Parfait Iloki, a tenu une conférence à Brazzaville afin de « condamner avec la plus grande vigueur des propos haineux et incendiaires qui n’ont d’autre objet que de fracturer la Nation ».

    La ligne rouge du nazisme, un parallèle controversé

    Comparer l’action politique d’un parti congolais aux crimes nazis heurte immanquablement la sensibilité collective. Au Congo-Brazzaville, la mémoire de la Seconde Guerre mondiale s’inscrit moins dans le vécu direct que dans l’héritage universel d’une tragédie dont l’humanité ne se relève qu’en rappelant la mesure du mal absolu. En soulignant que M. Yhombi Opango « ne connaît ni l’histoire ni les crimes génocidaires », le PCT répond par une mise en garde éthique : le débat démocratique ne saurait tolérer la banalisation de références extrêmes. De l’avis du politologue Maxime Baboutou, « une telle analogie introduit une charge émotionnelle qui décrédibilise celui qui la manie plus qu’elle ne convainc l’opinion ».

    L’équilibre fragile entre pluralisme et cohésion nationale

    Après la parenthèse conflictuelle des années 1990, la société congolaise s’est reconstruite autour d’un triptyque unanimement salué : paix, unité nationale et stabilité institutionnelle. Le président Denis Sassou Nguesso, régulièrement présenté comme l’artisan de cette architecture de sécurité, martèle à chacune de ses allocutions que « la paix n’a pas de prix ». Pour le PCT, menacer de sanctionner une descendance pour des faits supposés de leurs aînés revient à dynamiter l’un des piliers de cette paix chèrement acquise. Sur les réseaux sociaux, nombre de jeunes Brazzavillois ont rappelé que la Constitution garantit la présomption d’innocence ainsi que l’égalité des citoyens devant la loi, limitant toute responsabilité aux seuls actes individuels.

    Le rappel à la responsabilité partisane et au cadre juridique

    Au-delà de l’indignation, la déclaration lue par M. Iloki appelle tous les partis, majorité comme opposition, à se conformer strictement à la loi sur les formations politiques. L’esprit de ce texte, promulgué pour favoriser la diversité d’opinion, proscrit expressément les incitations à la haine ou à la violence. En exhortant les dirigeants du RDD à un « langage de vérité respectueux de la Nation », le PCT ne cherche pas tant à museler l’adversaire qu’à rappeler les frontières qu’impose un État de droit. L’analyste juridique Francine Massengo note que « la liberté d’expression se double toujours d’un devoir de responsabilité dont le juge constitutionnel est le gardien ».

    La vigilance citoyenne comme rempart démocratique

    La tonalité de l’appel du PCT s’adresse également aux citoyens, conviés à demeurer vigilants pour préserver l’harmonie intergénérationnelle. Dans les rues de Poto-Poto et sur les campus de Talangaï, les débats se sont rapidement orientés vers la question de savoir comment consolider un espace public serein. Plusieurs organisations de la société civile, à l’instar de l’Observatoire congolais des droits de l’homme, ont souligné la nécessité d’ateliers de sensibilisation afin d’apprendre à décrypter les discours extrémistes sans pour autant censurer la pluralité des opinions. Cette posture reflète un consensus émergent : la critique est légitime, mais elle doit se formuler dans les limites imparties par la courtoisie républicaine.

    Vers un apaisement ou une cristallisation des positions ?

    À court terme, la polémique pourrait se traduire par un durcissement de la rhétorique de part et d’autre, notamment à l’approche des prochaines échéances électorales locales. Toutefois, plusieurs sources au sein de la majorité fondamentale laissent entendre qu’un canal discret de dialogue demeure ouvert, animé par des médiateurs issus tant des confessions religieuses que du corps universitaire. Dans son allocution finale, Parfait Iloki a d’ailleurs tendu la main : « Nous ne nous battons pas contre des personnes, mais contre des idées destructrices de la cohésion nationale. »

    Les prochains jours diront si cette main tendue trouvera en face d’elle une volonté similaire d’apaisement. Pour l’heure, la société congolaise mesure encore la portée symbolique d’une comparaison au nazisme, rappel salutaire que les mots, parfois, portent en eux la capacité de défaire les ponts que la République s’emploie à bâtir depuis plusieurs décennies.

    Partagez Facebook Twitter Pinterest Bluesky Threads Tumblr Telegram Email

    Articles sur le même thème

    Présidentielle au Congo : l’appel fort à la paix de Sassou

    8 janvier 2026

    Projets structurants au Congo : l’appel fort des forces vives

    8 janvier 2026

    Présidentielle 2026 au Congo : le MCDDI pousse Sassou

    7 janvier 2026
    Articles Récents

    Cardinal Biayenda: le livre choc qui ranime sa mémoire

    4 octobre 202598 Vues

    Visite à Mayoko : Sassou-N’Guesso mise sur le fer

    2 septembre 202592 Vues

    Hommage mesuré à Note Agathon, serviteur d’État

    23 juillet 202556 Vues
    Restez Connectés
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Articles les plus lus

    Faux recrutements LCDE : l’alerte qui circule partout

    Par Célestin Mbemba7 janvier 2026

    Présidentielle 2026 au Congo : le MCDDI pousse Sassou

    Par Paul Makosso7 janvier 2026

    Taxes des marchés à Brazzaville : ce qui va changer

    Par Célestin Mbemba6 janvier 2026

    Brazzavillois.com est votre source d’information de proximité, entièrement dédiée à la vie et l’actualité du Congo‑Brazzaville. Politique, société, culture, économie, sport : notre équipe d’journalistes et correspondants vous offre des articles fiables, engagés et ancrés dans la réalité congolaise.

    Articles populaires

    CEG Angola Libre : 5 200 élèves changent de classe

    3 décembre 2025

    Rabat forme l’élite des scrutins africains!

    20 juillet 2025

    Pointe-Noire: l’électricité absente sous les torchères

    21 octobre 2025
    Sélection de la Rédaction

    Le grand retour littéraire de Christ Kibeloh

    20 juillet 2025

    Présidentielle au Congo : l’appel fort à la paix de Sassou

    8 janvier 2026

    Shelter Afrique : à Brazzaville, Thierno-Habib scelle un pacte logement

    13 juillet 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Charte éditoriale
    • Politique de Confidentialité
    • Publicité
    • Contact
    Brazzavillois.com © 2026

    Renseignez vos mots-clés ci-dessus et appuyez Entrée. Appuyez Esc pour Annuler.