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    Management foot africain : le sésame exécutif CAF

    Par Clotaire Makaya22 juillet 20255 Mins de Lecture
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    Diplomatie sportive et gouvernance continentale

    Dans un auditorium baigné de lumière au siège de la Confédération africaine de football, au Caire, les nouveaux participants au Programme exécutif en management ont découvert un tableau d’objectifs ambitieux : faire du leadership africain une référence globale. Cette deuxième cohorte intervient à un moment charnière où le football, soucieux d’asseoir sa gouvernance sur des bases techniques et éthiques solides, devient l’un des vecteurs les plus visibles de la diplomatie publique du continent. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, l’a rappelé en ouverture : « La qualité de nos dirigeants conditionne la crédibilité de nos compétitions et la confiance de nos partenaires ».

    L’initiative n’est pas anodine pour Brazzaville, dont la Fecofoot multiplie les chantiers de modernisation pour accompagner la stratégie nationale de rayonnement sportif. Elle s’inscrit aussi dans la ligne de coopération Sud-Sud défendue par les autorités congolaises, convaincues que la stabilité institutionnelle et la formation sont les deux jambes d’un développement harmonieux du secteur. En misant sur des cadres supérieurs aguerris, la CAF espère irriguer tout l’écosystème, des ligues professionnelles jusqu’aux académies de quartier, afin que la performance sociale et économique du football accompagne les politiques publiques nationales.

    Partenariat académique, crédibilité renforcée

    L’Université du Cap, classée parmi les meilleurs établissements du continent, apporte au programme sa rigueur scientifique et son réseau d’enseignants-chercheurs, spécialistes de finance sportive, de stratégie organisationnelle et de droit des affaires. Selon la professeure Thandiwe Jacobs, directrice académique du cursus, « les dirigeants sportifs réclament désormais des outils de décision comparables à ceux d’un directeur de multinationale ». Les modules, délivrés en anglais et en français, revisitent la planification stratégique, l’analyse des risques et la gestion des parties prenantes, domaines où les fédérations africaines enregistrent encore des marges de progression notables.

    Ce partenariat offre également un avantage symbolique : il démontre que la compétence africaine peut se déployer sans complexe vis-à-vis des institutions européennes ou nord-américaines. En associant un acteur universitaire du Sud à une confédération sportive panafricaine, le projet consolide la souveraineté intellectuelle du continent tout en restant ouvert aux meilleures pratiques internationales. Les observateurs y voient un signe de maturité et un argument supplémentaire pour attirer sponsors et investisseurs, soucieux de détecter des organisations stables et prévisibles.

    Hybride, nomade et sélectif : l’ADN du cursus

    Le format hybride — séminaires présentiels et sessions à distance — répond aux contraintes de dirigeants souvent appelés à jongler entre calendriers fédéraux, négociations commerciales et chantiers d’infrastructures. Après l’étape inaugurale du Caire, la promotion se transportera dans une ville hôte encore tenue secrète, avant la remise des diplômes à Cape Town début 2026. Cette itinérance permet d’exposer les participants à des environnements socio-économiques variés, encourageant une lecture comparative des modèles de gouvernance.

    Davantage qu’une formation, le programme se présente comme un laboratoire d’influence. Le nombre réduit de places — une trentaine cette année — crée une émulation où chacun est invité à partager études de cas, tableaux financiers et retours d’expérience. « Nous voulons des profils capables de questionner les routines, pas des spectateurs », insiste Ahmed Abdallah, responsable pédagogique à la CAF. Les critères de sélection (responsabilités exécutives, maîtrise de deux langues officielles de la confédération, projet stratégique défendu devant un jury) illustrent cette exigence qualitative.

    Ambitions stratégiques pour les instances nationales

    Pour la Fédération congolaise, l’enjeu dépasse la simple montée en compétences individuelles. Il s’agit d’alimenter la feuille de route gouvernementale qui, depuis la révision du Code du sport, mise sur la bonne gouvernance pour stimuler l’attractivité économique du football local. La participation de cadres brazzavillois à cette cohorte est perçue comme un levier complémentaire aux investissements dédiés aux stades, aux centres de formation et à la professionnalisation de l’arbitrage. Le conseiller spécial à la Jeunesse et aux Sports, Alain Louemba, résume l’objectif : « Former nos décideurs, c’est sécuriser la durabilité de l’écosystème et créer de la valeur pour nos communautés ».

    Les retombées attendues sont multiples : optimisation des droits télévisuels, structuration des clubs, développement de la billetterie numérique et gestion efficiente des infrastructures. Autant de dossiers qui requièrent une expertise technique pointue et un sens aigu du pilotage stratégique. En inscrivant leurs cadres au programme CAF-UCT, les fédérations espèrent générer un effet domino : diffusion des bonnes pratiques vers les ligues régionales, émergence d’une culture de reporting financier, amélioration de la gouvernance participative et pacification des relations avec les supporters.

    Cap vers 2026, entre promesse et responsabilité

    La cérémonie de Cape Town marquera l’aboutissement pédagogique du parcours, mais aussi le début d’une phase d’évaluation concrète. La CAF prévoit un suivi post-formation de deux ans, sous la forme d’indicateurs partagés et de missions d’audit in situ. Objectif : vérifier que les compétences acquises irriguent effectivement les fédérations et ne s’évanouissent pas dans les limbes de la théorie. Plusieurs partenaires institutionnels — Union africaine, banques de développement, réseau des ministres des Sports — se sont déclarés prêts à accompagner cette stratégie d’accountability.

    Au-delà de la promesse, la responsabilité demeure. Le football africain, porteur d’une énergie populaire exceptionnelle, ne pourra franchir un cap qu’à la condition d’adosser ses rêves sportifs à une gouvernance irréprochable. Les cadres congolais et leurs homologues du continent, armés de ce sésame exécutif, ont désormais la tâche de transformer le potentiel en réalité tangible. Leur succès contribuerait à renforcer la réputation d’un football qui, sous l’impulsion de dirigeants formés et de gouvernements volontaristes, se veut plus compétitif, plus transparent et plus inclusif.

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