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    Environnement

    Or illégal : la riposte verte du Congo se muscle

    Par Dieudonné Massamba22 octobre 20255 Mins de Lecture
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    La ruée vers l’or face à la vision verte présidentielle

    Du plateau des Cataractes aux confins de la Cuvette, les veines aurifères du Congo attirent une myriade de fouilleurs armés de pioches, de dragues ou de concasseurs. Dans l’ombre, la « vision verte » défendue par le président Denis Sassou Nguesso se heurte à cette ruée.

    L’écrivain et chercheur Michel Innocent Peya rappelle dans ses ouvrages qu’aucun développement durable n’est possible sans forêt intacte. Pourtant l’or illégal, couplé aux coupes clandestines, aspire chaque jour des hectares, mettant en péril des années d’efforts diplomatiques et financiers consentis par l’État pour cette cause commune.

    Une pression grandissante sur les forêts du Nord

    Les départements de la Cuvette-Ouest, du Kouilou ou du Niari subissent le passage de pelleteuses prélevant le gravier aurifère dans un vacarme continu. Les riverains décrivent des campements éphémères montés la nuit, vidés le matin, puis déplacés plus loin pour brouiller toute patrouille venue du jour.

    À Kellé ou Dimonika, les autorités locales notent également la présence de groupes venus des pays voisins et d’Asie. Certains travaillent sans permis, d’autres outrepassent leurs concessions. Le mercure, l’acide ou le cyanure employés pour amalgamer l’or finissent dans les rivières sans filtration ni contrôle préalable suffisant.

    Des ravages écologiques et sanitaires palpables

    Les populations parlent de poissons retrouvés ventre en l’air, d’animaux domestiques morts après avoir bu dans les marigots. Des épidémies de maux d’estomac apparaissent. Le médecin-chef de Moungoundou-Nord évoque une augmentation des intoxications aiguës liées aux métaux lourds observées chez les enfants et femmes.

    Les dégâts ne sont pas qu’humains. Les grands arbres abattus pour faire place aux lavabos aurifères laissent le sol nu. L’érosion emporte la couche fertile, comblant les lits des torrents. Dans la Louetsi, les pépites sont arrachées, mais le limon trouble l’eau jusqu’aux villages côtiers en aval direct.

    Des lois robustes, un cadre renforcé

    Face à ces menaces, le Congo s’est doté d’un code forestier modernisé en 2020, d’une loi d’orientation sur le développement durable en 2022 et d’un nouveau décret minier fixant des obligations strictes de restauration des sites dès la première tonne de minerai extraite par chaque opérateur agréé.

    « Nous ne manquons pas de textes, nous travaillons à leur pleine application », souligne la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault. Son département finalise un manuel de procédures simplifiées pour que les administrations locales déclenchent plus vite les sanctions, saisies de matériels et réparations financières si nécessaire demain.

    Patrouilles, audits et saisies sur le terrain

    Sur le terrain, les forces mixtes Écologie-Gendarmerie multiplient les coups de filets. En avril, une opération autour de Dimonika a permis de démanteler huit dragues et de confisquer 300 grammes d’or. Trois creuseurs étrangers ont été interpellés puis remis à la justice pour poursuites pénales.

    Un mois plus tôt, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso avait personnellement inspecté la réserve de biosphère de Dimonika. « La loi sera appliquée sans faiblesse », avait-il insisté, annonçant un audit d’impact environnemental pour délimiter, restaurer et surveiller les zones déjà altérées par l’activité artisane non autorisée locale.

    Mobilisation des chercheurs et des populations

    Les universitaires s’impliquent aussi. À l’université Marien-Ngouabi, un consortium d’agronomes et de géologues cartographie par satellite les parcelles en danger. Les données sont partagées avec les ONG et le ministère, afin d’orienter les contrôles vers les fronts les plus actifs ou accessibles selon les saisons de pluie.

    Dans les villages, les comités de veille verte se structurent. Encadrés par la direction départementale des forêts, ces groupes bénévoles signalent la présence de nouveaux campements et sensibilisent les jeunes aux risques. « La forêt est notre banque », résume un chef coutumier de Mbinda devant ses pairs rassemblés.

    Cap sur la COP30 de Belém

    L’approche communautaire rejoint la doctrine défendue par Michel Innocent Peya, pour qui la sauvegarde du bassin du Congo relève d’une foi collective. Son dernier essai appelle chaque acteur, du paysan au bailleur, à intégrer la neutralité carbone dans ses décisions quotidiennes et ses investissements futurs.

    Ces messages trouveront un écho particulier lors de la COP30 de Belém, où le Congo doit défendre la valeur de ses forêts. Les autorités entendent y présenter un bilan actualisé des saisies, des surfaces restaurées et des projets d’économie verte destinés aux communautés riveraines et aux jeunes.

    Nouveaux financements et offres d’emplois verts

    Un fonds spécial, alimenté par les pénalités infligées aux exploitants récidivistes, est d’ailleurs à l’étude pour financer l’accès à l’eau potable et la replantation d’essences locales. Cette disposition traduirait l’idée que l’amende ne suffit pas, la réparation doit devenir visible sur chaque site touché directement.

    Pour plusieurs économistes, la lutte contre l’orpaillage clandestin ouvre aussi une fenêtre d’emplois verts. Entrepreneurs locaux, ingénieurs forestiers et jeunes diplômés en géosciences pourraient bénéficier des futurs appels d’offres portant sur la dépollution, la cartographie et la valorisation éco-touristique des anciens sites miniers désaffectés demain.

    Partenariats Sud-Sud pour restaurer la forêt

    Le gouvernement congolais mise par ailleurs sur les partenariats Sud-Sud. Certains opérateurs brésiliens, forts d’une longue expérience de reforestation après mine, ont été sollicités pour former des équipes locales et transférer des technologies de phytoremédiation compatibles avec les essences du bassin du Congo dès 2026.

    Vers une vigilance partagée et durable

    Si le chantier reste immense, l’alignement des lois, des moyens répressifs, des projets communautaires et de la diplomatie verte conforte la trajectoire défendue par Denis Sassou Nguesso. L’heure est à la vigilance partagée pour que l’or du sous-sol ne coûte pas l’or vert national demain.

    COP30 Denis Sassou Nguesso forêts Michel Innocent Peya orpaillage clandestin
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