Close Menu
    Articles les plus lus

    Synode historique de l’Église évangélique à Brazza

    17 août 2025

    PCT: un 6e congrès décisif annoncé fin décembre

    11 novembre 2025

    Une relation sino-congolaise inscrite dans la durée

    1 septembre 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    Brazzavillois
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Accueil
    • Économie
    • Politique
    • Environnement
    • Éducation
    • Santé
    • Sport
    • Culture
    Brazzavillois
    Accueil»Santé»Étudiantes de Pointe-Noire unies pour vaincre le cancer
    Santé

    Étudiantes de Pointe-Noire unies pour vaincre le cancer

    Par Thérèse Mavoungou28 octobre 20255 Mins de Lecture
    Partagez
    Facebook Twitter Pinterest Threads Bluesky Copier le Lien

    Une mobilisation estudiantine à Pointe-Noire

    Le hall de l’Institut Universitaire de Technologie appliquée de Pointe-Noire vibrait, le 23 octobre 2025, au rythme d’Octobre rose. Quelque 250 étudiantes, coiffées de rubans fuchsia, y ont convergé pour entendre un message simple : le cancer du sein et de l’utérus n’épargne personne.

    À l’initiative d’Africa Global Logistics Congo et de sa filiale Congo Terminal, cette conférence marque une première incursion des entreprises portuaires dans les campus. Objectif affiché : soutenir la politique nationale de prévention en rendant l’information médicale accessible aux futures professionnelles.

    Comprendre les cancers féminins

    Dès les premiers mots, le gynécologue Nzikou Boussoukou a rappelé que le cancer du sein reste le plus diagnostiqué chez la femme au Congo, devant les affections du col utérin. « Le dépistage précoce augmente de 90 % les chances de guérison », a-t-il insisté.

    À ses côtés, la docteure généraliste Jennifer Mavoungou a détaillé les principaux facteurs de risque : tabac, surcharge pondérale, mais aussi premières règles précoces ou antécédents familiaux. « Comprendre ces paramètres, c’est déjà se donner le pouvoir d’agir », a-t-elle souligné, regard tourné vers l’auditoire.

    Des gestes simples pour un dépistage précoce

    Pour traduire la théorie en gestes, la sage-femme Damil Kinguedi a mené un atelier d’autopalpation. Mannequin anatomique à la main, elle a expliqué comment repérer une masse suspecte, noter une modification de la peau ou un écoulement anormal, recommandations souvent méconnues des jeunes.

    « Je ne savais pas qu’un simple auto-examen mensuel pouvait changer le pronostic », avoue Christelle, étudiante en logistique. Dans la salle, les portables immortalisent chaque démonstration. Les vidéos circuleront ensuite sur les forums universitaires, démultipliant l’impact de la séance au-delà du jour J.

    Émotion et prise de conscience

    Le moment le plus poignant est venu des témoignages. Une volontaire a lu la lettre d’une amie disparue à 32 ans, tandis qu’un étudiant évoquait sa mère, emportée en six mois faute de dépistage. Des sanglots contenus ont rappelé la brutalité statistique des registres oncologiques.

    « Le silence tue autant que la maladie », a lancé Mayrise Manienze-Mbongo, cheffe du département développement RH et Relations écoles à Congo Terminal. Selon elle, parler sans tabou est la première étape pour briser l’isolement que ressentent beaucoup de malades et leurs familles.

    Le rôle moteur d’AGL Congo et Congo Terminal

    Cette intervention citoyenne d’AGL Congo s’inscrit dans une campagne plus large menée tout au long d’octobre. Des affiches éducatives ornent désormais les couloirs du port et les véhicules de la société. Un bus médicalisé visitera bientôt les arrondissements périphériques pour proposer des examens gratuits.

    Ulrich Louché, directeur général d’AGL Congo, rappelle que la responsabilité sociétale figure parmi les engagements de la concession portuaire. « Nous desservons l’économie, mais aussi la vie. Investir dans la santé publique renforce notre ancrage local », assure-t-il.

    Un appui salué par les autorités sanitaires

    Les autorités sanitaires saluent l’initiative. Pour le docteur Henri Mouanda, coordinateur départemental de la Santé, c’est un prolongement concret de la stratégie nationale. « La prévention doit sortir de l’hôpital et rejoindre la population ; les entreprises sont des relais précieux », résume-t-il.

    Depuis 2021, le ministère de la Santé invite chaque établissement scolaire à organiser au moins une séance d’information sur les cancers féminins. Avec la démographie étudiante en essor, parler en amphi devient un moyen rapide pour toucher un public souvent éloigné des structures de soins.

    À ce jour, seule une poignée de laboratoires privés proposent le test HPV dans la ville océane. Or un dépistage complet reste coûteux pour une bourse d’étudiant. L’intervention d’AGL devrait atténuer cette barrière financière en prévoyant, sur sélection médicale, la prise en charge de quelques analyses.

    Vers une culture durable de la prévention

    Les étudiantes interrogées expriment déjà un changement d’attitude. Béatrice, en première année de commerce, promet d’emmener sa mère réaliser une mammographie ; Prisca envisage de créer un club santé sur le campus. Ces micro-engagements sont le maillon manquant entre le discours institutionnel et l’action quotidienne.

    Sous la bannière Octobre rose, la ville multiplie les points lumineux roses et les séances de sport collectives. La mairie, partenaire logistique, a fourni les chasubles « Je me dépiste, je me protège ». Les commerçants proches du port relaient la même devise sur leurs vitrines.

    À l’horizon, les organisateurs espèrent instaurer un programme pérenne. Des discussions sont en cours avec l’université Marien-Ngouabi pour intégrer un module d’éducation à la santé dans le tronc commun. Une convention pourrait être signée avant la fin de l’année universitaire afin de sécuriser des financements continus.

    L’expérience pointe-noirienne illustre comment le partenariat public-privé peut accélérer la diffusion de bonnes pratiques sanitaires. Elle rappelle aussi que la lutte contre les cancers féminins ne se résume pas à des équipements sophistiqués : l’information, la parole et la solidarité restent des médicaments de premier recours.

    En attendant le prochain bilan, une certitude demeure : chaque geste de prévention posé aujourd’hui écrit l’espoir de demain pour des milliers de femmes congolaises. Les rubans roses se détacheront peut-être des vestes, mais la vigilance, elle, continuera de circuler dans les couloirs des écoles.

    AGL Congo ASP Pointe-Noire Cancer du sein Congo Terminal Octobre rose
    Partagez Facebook Twitter Pinterest Bluesky Threads Tumblr Telegram Email

    Articles sur le même thème

    Makélékélé: le nouveau centre de réanimation dévoilé

    10 janvier 2026

    Grève illimitée à Brazzaville : hôpitaux au ralenti

    8 janvier 2026

    Prix Lionel-Sanz: les jeunes voix qui bouleversent Noël

    3 janvier 2026
    Articles Récents

    Cardinal Biayenda: le livre choc qui ranime sa mémoire

    4 octobre 202598 Vues

    Visite à Mayoko : Sassou-N’Guesso mise sur le fer

    2 septembre 202592 Vues

    Hommage mesuré à Note Agathon, serviteur d’État

    23 juillet 202556 Vues
    Restez Connectés
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Articles les plus lus

    Présidentielle au Congo : l’appel fort à la paix de Sassou

    Par Ange Mokoko8 janvier 2026

    Grève illimitée à Brazzaville : hôpitaux au ralenti

    Par Thérèse Mavoungou8 janvier 2026

    Projets structurants au Congo : l’appel fort des forces vives

    Par Ange Mokoko8 janvier 2026

    Brazzavillois.com est votre source d’information de proximité, entièrement dédiée à la vie et l’actualité du Congo‑Brazzaville. Politique, société, culture, économie, sport : notre équipe d’journalistes et correspondants vous offre des articles fiables, engagés et ancrés dans la réalité congolaise.

    Articles populaires

    La rumba congolaise a-t-elle occulté ses reines? Le documentaire qui répare

    7 juillet 2025

    Mascate : Congo et Oman resserrent leurs liens stratégiques

    16 septembre 2025

    Le Niger et la nationalisation de l’uranium : Un pari risqué ou un acte d’émancipation ?

    20 juin 2025
    Sélection de la Rédaction

    Brazzaville: rumeur funèbre, tech résiliente

    23 juillet 2025

    Présidentielle 2026: la surprise d’Aurélien Miamissa

    18 octobre 2025

    Crise de Déplacement en Afrique de l’Ouest et Centrale : Une Tempête Parfaite Ignorée

    20 juin 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Charte éditoriale
    • Politique de Confidentialité
    • Publicité
    • Contact
    Brazzavillois.com © 2026

    Renseignez vos mots-clés ci-dessus et appuyez Entrée. Appuyez Esc pour Annuler.