Close Menu
    Articles les plus lus

    Au cœur du Kuni, voyage en Mayombe linguistique

    1 septembre 2025

    Tokomi 2025 : Brazzaville allume l’IFC, performance sans remords et sans filet

    26 juin 2025

    Kwibohora à Brazzaville : la diplomatie des collines sur les rives du fleuve

    13 juillet 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    Brazzavillois
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Accueil
    • Économie
    • Politique
    • Environnement
    • Éducation
    • Santé
    • Sport
    • Culture
    Brazzavillois
    Accueil»Actualités»Brazzaville : hommage national au cimetière Moukoundzi
    Actualités

    Brazzaville : hommage national au cimetière Moukoundzi

    Par Célestin Mbemba1 novembre 20255 Mins de Lecture
    Partagez
    Facebook Twitter Pinterest Threads Bluesky Copier le Lien

    Une commémoration nationale au cœur de Makélékélé

    Sous un ciel chargé d’émotion, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, a déposé le 1er novembre une gerbe blanche au monument du cimetière public de Moukoundzi Ngouaka, dans le 1er arrondissement de Makélékélé, à Brazzaville.

    La cérémonie, marquée par la sonnerie aux morts de la Force publique, s’inscrivait dans le rite républicain de la Toussaint, jour où les vivants viennent saluer ceux qui reposent et affirmer, par la présence des autorités, le lien inaltérable entre la Nation et ses disparus.

    Au côté du ministre, l’administrateur-maire Bernard Batantou et plusieurs conseillers municipaux ont observé une minute de silence, rappelant, selon les mots de l’édile, que « se souvenir relève aussi du service public ». Des familles anonymes avaient, elles, déposé des roses tôt le matin.

    La Toussaint, un temps de recueillement partagé

    Juste Désiré Mondélé a salué « ces milliers de légendes et d’anonymes qui continuent de vivre parmi nous ». Pour le membre du gouvernement, la Toussaint conjugue dimension spirituelle et devoir civique : honorer les trajectoires individuelles tout en rappelant la communauté de destin qui unit les Congolais.

    Il a rappelé que « chaque tombe raconte une partie de l’épopée nationale », invitant les jeunes générations à fréquenter ces lieux comme on feuillette un livre d’histoire. Le cimetière devient alors, selon lui, un creuset où se rencontrent croyances, récits familiaux et mémoire collective.

    Dans l’allée principale, des étudiants de l’Université Marien-Ngouabi, venus pour un travail de terrain, expliquaient photographier les stèles abîmées afin de proposer un projet de restauration. « Conserver ces pierres, c’est prolonger nos racines », confiait Clémence, étudiante en histoire, le regard posé sur une croix de bois.

    Le cimetière de Moukoundzi Ngouaka, un musée de mémoire vivante

    Moukoundzi Ngouaka, ouvert en 1958, accueille désormais plus de 30 000 sépultures. Lieu de recueillement, il est aussi un repère urbain pour les habitants de Makélékélé, qui y voient une mémoire vivante du quartier, à l’image des avenues portant le nom de figures historiques.

    Le ministre a souligné que les cimetières constituent « des musées de mémoire à ciel ouvert ». Autour des tombes coexistent art funéraire, anecdotes familiales, et fragments de la grande histoire nationale, permettant une transmission intergénérationnelle sans passerelle numérique, uniquement par le silence des pierres et la parole des guides.

    Des artisans locaux, spécialisés dans la taille de marbre, profitent de cette période pour restaurer inscriptions et symboles religieux. L’atelier d’Henri Boukaka, présent depuis trois décennies à l’entrée sud, voit son carnet de commandes doubler chaque Toussaint, témoignant d’un attachement grandissant au patrimoine funéraire.

    Jadot, héros du football congolais

    Parmi les personnalités inhumées ici, le footballeur Germain Dzabana, surnommé Jadot, reste la plus adulée. Son palmarès avec l’équipe nationale, au début des années 70, suscite encore une ferveur populaire ; de jeunes supporters déposent chaque année un ballon rouge-vert-jaune sur sa tombe.

    « Le parcours de Jadot inspire la jeunesse sportive congolaise », a rappelé le ministre, invitant fédérations et clubs à venir raconter son histoire sur place. Pour plusieurs enfants présents, ce pèlerinage constitue leur premier contact direct avec la légende d’un sport qu’ils ne connaissent qu’à la télévision.

    Salubrité et patrimoine, un double engagement citoyen

    La date du 1er novembre coïncidait cette année avec la Journée nationale de salubrité. Avant l’arrivée de la délégation ministérielle, agents municipaux, bénévoles associatifs et riverains avaient ratissé feuilles mortes, badigeonné bordures et évacué détritus, donnant au site un aspect ordonné qui frisait l’écrin cérémoniel.

    Ces efforts collectifs ont été salués par Juste Désiré Mondélé, pour qui « embellir la dernière demeure des nôtres revient à embellir le pays tout entier ». L’administrateur-maire a promis de pérenniser ces opérations mensuelles de nettoyage, affirmant qu’elles créeront aussi des emplois occasionnels pour la jeunesse locale.

    Sur le plan environnemental, la Direction départementale de l’assainissement envisage l’installation de bacs de tri sélectif à l’entrée du cimetière. Des séances de sensibilisation seront menées dans les écoles de Makélékélé pour inculquer les gestes écologiques et l’importance de préserver les sites mémoriels.

    Un message d’unité et d’avenir

    En clôture, le ministre a insisté sur la notion de destin partagé : « Tous les enfants de la patrie sont des héros et héroïnes de la Nation ». Les familles endeuillées, a-t-il ajouté, trouvent dans cette reconnaissance publique un réconfort qui dépasse les clivages sociaux ou religieux.

    Brazzaville, ville-capitale, a ainsi fait de la Toussaint non seulement une journée de prière, mais un acte civique rassemblant autorités, citoyens et artistes autour d’un cimetière devenu lieu de transmission. L’an prochain, les organisateurs envisagent déjà un parcours guidé combinant histoire, patrimoine et sensibilisation à la salubrité.

    Un chantier de numérisation des registres d’inhumation est également en préparation, porté par la mairie avec l’appui d’étudiants en informatique. L’objectif est de répertorier chaque tombe, faciliter les recherches des familles et constituer une base de données historique ouverte aux chercheurs.

    D’ici là, les habitants sont invités à poursuivre l’entretien volontaire des allées. « La mémoire se cultive comme un jardin », glissait une doyenne venue nettoyer la pierre de son époux. Son message, repris par les hauts-parleurs du cimetière, a résonné comme une conclusion à la fois simple et collective.

    Jadot Juste Désiré Mondelé Moukoundzi Ngouaka salubrité Toussaint
    Partagez Facebook Twitter Pinterest Bluesky Threads Tumblr Telegram Email

    Articles sur le même thème

    Hiswaca au Congo : l’outil qui change l’accès aux stats

    9 janvier 2026

    Faux recrutements LCDE : l’alerte qui circule partout

    7 janvier 2026

    Taxes des marchés à Brazzaville : ce qui va changer

    6 janvier 2026
    Articles Récents

    Cardinal Biayenda: le livre choc qui ranime sa mémoire

    4 octobre 202598 Vues

    Visite à Mayoko : Sassou-N’Guesso mise sur le fer

    2 septembre 202592 Vues

    Hommage mesuré à Note Agathon, serviteur d’État

    23 juillet 202556 Vues
    Restez Connectés
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Articles les plus lus

    Présidentielle au Congo : l’appel fort à la paix de Sassou

    Par Ange Mokoko8 janvier 2026

    Grève illimitée à Brazzaville : hôpitaux au ralenti

    Par Thérèse Mavoungou8 janvier 2026

    Projets structurants au Congo : l’appel fort des forces vives

    Par Ange Mokoko8 janvier 2026

    Brazzavillois.com est votre source d’information de proximité, entièrement dédiée à la vie et l’actualité du Congo‑Brazzaville. Politique, société, culture, économie, sport : notre équipe d’journalistes et correspondants vous offre des articles fiables, engagés et ancrés dans la réalité congolaise.

    Articles populaires

    Nimi Lukeni : l’énigme royale qui fascine le Niari

    23 août 2025

    Tatamis de Brazzaville : les ‘kuluna’ à l’école

    31 juillet 2025

    Pointe-Noire : 72h de mix, le pari du Clan One Force

    23 octobre 2025
    Sélection de la Rédaction

    Oyo: Prévot et Sassou Nguesso relancent un partenariat

    18 août 2025

    Unicef et État: cap sur 96% d’enfants scolarisés

    25 novembre 2025

    Ouenzé Intendance mise sur la relève : Roch Okouele sacré chef d’orchestre diasporique

    8 juillet 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Charte éditoriale
    • Politique de Confidentialité
    • Publicité
    • Contact
    Brazzavillois.com © 2026

    Renseignez vos mots-clés ci-dessus et appuyez Entrée. Appuyez Esc pour Annuler.