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    Culture

    Bolingo ya Rumba : la soirée qui embrase Brazzaville

    Par Brazzavillois22 novembre 20255 Mins de Lecture
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    Une soirée caliente au cœur de Brazzaville

    Samedi soir, la cour du Kinda, la petite salle branchée du centre-ville de Brazzaville, n’a mis que quelques minutes pour se remplir. Au son des guitares miélées, la seconde édition de « Bolingo ya Rumba » s’est ouverte devant des centaines de curieux, mélomanes et professionnels.

    Derrière le projet, la manager Pegguy Maho affiche une ambition claire : sauvegarder et promouvoir une danse inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2021, en rappelant que la rumba n’est pas qu’une musique mais un art de vivre né entre les deux rives du fleuve Congo.

    La Rumba, un trésor congolais classé UNESCO

    Nourrie de rythmes bantous et de l’influence cubaine, la rumba congolaise traverse les époques sans perdre sa saveur. Sa reconnaissance internationale, obtenue grâce à un dossier porté par les autorités culturelles de Brazzaville et Kinshasa, a renforcé la fierté nationale autant qu’elle a ouvert de nouveaux horizons touristiques.

    Dans les quartiers de Poto-Poto comme dans les boîtes de Pointe-Noire, la rumba accompagne les mariages, les victoires sportives, les rencontres familiales. « C’est notre identité sonore », résume le musicologue Landry Mavoungou, venu observer la soirée pour son prochain ouvrage consacré aux musiques d’Afrique centrale.

    Un stage international pour vibrer au rythme rumba

    Au-delà de la soirée, « Bolingo ya Rumba » est surtout un stage d’imprégnation de deux semaines. Cette année, sept Français ont traversé la Méditerranée pour apprendre les pas, la gestuelle des mains et la lecture des percussions auprès de Djoson le Philosophe, chef d’orchestre du groupe Super Kolo Mboka.

    Chaque matin, les apprentis répétaient à l’espace Yaro avant de parcourir la ville pour s’imprégner de la culture populaire. « Ici, le tempo s’apprend dans la rue », sourit Djoson, satisfait de voir ces stagiaires, désormais capables de suivre un sebene sans fausse note ni faux pas.

    Le pari de la cohabitation culturelle

    Placée sous le signe de la cohabitation, la soirée a fait dialoguer accents, tenues et influences. Sur scène, une Parisienne en wax multicolore croisait un danseur de Moungali, tandis que le public scandait « Bolingo ! » pour encourager ce brassage où chacun apprenait du corps de l’autre.

    Les organisateurs misent sur cette mixité pour prolonger le message de paix porté par la rumba. « Dans la danse, il n’y a ni frontière ni rivalité », insiste Pegguy Maho, rappelant que la République du Congo a toujours fait de la culture un vecteur de cohésion nationale.

    Des performances qui ont fait vibrer le public

    Sous les projecteurs, le Super Kolo Mboka a ouvert le bal avec un medley de classiques d’OK Jazz. Les guitares mi-séchées, le tam-tam et les chœurs féminins ont déclenché les premiers pas du public, rapidement rejoint par les invités français dans un tourbillon de mabanga improvisés.

    Moment très attendu, la prestation solo de ‘Mbila Esobe’, de son vrai nom Paul Bureau, a mêlé humour et technique. Cet ancien batteur de Nantes, converti à la rumba, a salué « l’accueil généreux du Congo » avant de remercier les enseignants pour « leur patience et leur exigence rythmique ».

    Les voix officielles saluent l’initiative

    Présent dans la salle, Amen Mpika, directeur de la communication au ministère de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, a souligné que l’événement « sensibilise autrement la population sur la nécessité de conserver la rumba au-delà de nos frontières » et valorise les talents locaux.

    De son côté, Barbara Pamou, responsable communication de l’Institut français du Congo, estime que les stagiaires « sont passés du statut d’amateurs à celui de professionnels de la musique congolaise ». Une reconnaissance qui, selon elle, « renforcera les échanges artistiques entre Brazzaville et plusieurs villes françaises ».

    Un levier d’attractivité touristique et économique

    Au-delà de l’aspect festif, la rumba reste une industrie créatrice d’emplois. Studios d’enregistrement, ateliers de confection de tenues, bars live et écoles de danse génèrent des revenus pour des centaines de familles, notamment à Talangaï et Makelele. « Chaque concert fait vivre tout un écosystème », rappelle le producteur Junior Ndinga.

    Les autorités locales s’appuient sur ce potentiel pour attirer davantage de visiteurs et diversifier l’économie. Le projet de route touristique de la rumba, en discussion, relierait lieux historiques, studios mythiques et salles emblématiques afin d’offrir aux voyageurs une immersion complète, du musée Mâ Loango aux clubs de Bacongo.

    Cap sur la troisième édition

    Avant les dernières notes, des attestations ont été remises aux partenaires, musiciens et stagiaires, signe d’un engagement appelé à se pérenniser. « Nous voulons créer un label de formation reconnu », précise Pegguy Maho, qui espère doubler le nombre de participants lors de la troisième édition annoncée pour février.

    En attendant, les échos de la soirée résonnent déjà sur les réseaux sociaux, où des vidéos virales montrent touristes et Brazzavillois exécuter le pas de côté signature. De quoi prouver, s’il le fallait encore, que le cœur de la rumba bat plus fort que jamais au Congo.

    Les organisateurs invitent d’ores et déjà les écoles et entreprises à sponsoriser ateliers, bourses et tournées, convaincus que « la rumba est un investissement culturel rentable » et un vecteur d’image positive pour le pays.

    Archidiocèse de Brazzaville Bolingo ya Rumba Patrimoine UNESCO Pegguy Maho Rumba congolaise
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