Close Menu
    Articles les plus lus

    Taxis-motos : ce qui change sur les routes dès jeudi

    9 octobre 2025

    Occupation illégale à Djiri : l’alerte de la LCDE

    18 octobre 2025

    Investir dans les micros-entreprises : l’ONU répète sa litanie, les États suivront-ils ?

    25 juin 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    Brazzavillois
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Accueil
    • Économie
    • Politique
    • Environnement
    • Éducation
    • Santé
    • Sport
    • Culture
    Brazzavillois
    Accueil»Économie»Pôle avicole géant au Congo : vers 10 000 poulets/jour
    Économie

    Pôle avicole géant au Congo : vers 10 000 poulets/jour

    Par Brazzavillois27 novembre 20255 Mins de Lecture
    Partagez
    Facebook Twitter Pinterest Threads Bluesky Copier le Lien

    Un site stratégique à Bambou Mingali

    Bambou Mingali, hameau verdoyant d’Ignié, est devenu l’épicentre d’un projet inédit. Depuis la visite du ministre Paul Valentin Ngobo, la campagne bruisse d’une même question : jusqu’où ira le nouveau pôle avicole annoncé.

    Implanté sur plus de 200 hectares, le site rassemble un couvoir haut volume, deux fermes nommées Bambou 1 et Bambou 2, ainsi qu’un abattoir capable de traiter 10 000 volailles quotidiennes, soit l’équivalent des besoins journaliers de plusieurs supermarchés brazzavillois.

    Pour le ministre, cette concentration d’outils industriels simplifie la logistique et réduit les coûts. « Nous voulons rapprocher l’éleveur du marché », résume-t-il devant un parterre d’opérateurs séduits.

    Les autorités locales, menées par le préfet d’Ignié, promettent d’améliorer la route départementale reliant Bambou Mingali à la nationale 1, afin d’écourter le transport des aliments et des volailles.

    Capacité industrielle et autonomie nationale

    Jusqu’ici, la majorité des poussins de chair arrivaient d’Europe ou d’Asie, grevant les devises et allongeant les délais de livraison. Le couvoir de Bambou Mingali change la donne en garantissant l’éclosion locale de 600 000 œufs par mois.

    Chaque cycle d’élevage, d’une durée de 45 jours, pourra démarrer avec 120 000 sujets, contre 20 000 auparavant. Selon les techniciens du ministère, cette progression multiplique par six le potentiel annuel de production de poulets prêts à consommer.

    La modernité de l’abattoir, équipé de chaînes automatiques, répond aux normes sanitaires régionales. Des vétérinaires resteront sur place pour inspecter chaque lot avant commercialisation, évitant les ruptures d’approvisionnement observées lors des dernières épidémies aviaires.

    Pour les distributeurs, l’intérêt est évident : un poulet congolais parcourra moins de 80 kilomètres avant d’atteindre les étals de Brazzaville, contre plusieurs milliers par avion lorsqu’il était importé congelé.

    À moyen terme, les responsables évoquent la possibilité d’exporter les excédents vers la République centrafricaine et le Gabon. Des discussions préliminaires ont été engagées avec la Cémac pour harmoniser les certifications vétérinaires et faciliter la circulation des cargaisons réfrigérées.

    Un modèle intégré pour sécuriser les investissements

    Le dispositif imaginé par le gouvernement veut rassurer les porteurs de projets. Les éleveurs sans capitaux lourds pourront louer des bâtiments aux normes, acheter les poussins sur place et bénéficier d’un abattoir mutualisé, limitant ainsi leurs frais fixes.

    « Plus il y aura d’acteurs, plus le prix final baissera », assure un technicien rencontré sur le chantier. L’approche s’inspire des zones agro-industrielles développées ces dernières années dans la sous-région.

    Le ministère prévoit aussi un fonds de garantie spécifique pour la filière, afin de faciliter l’accès au crédit. Les banques locales, souvent frileuses envers l’élevage, disposeront ainsi d’une couverture partielle des risques liés aux fluctuations du marché.

    Emplois et débouchés pour le département du Djoué Lefini

    D’après la direction départementale du travail, 250 emplois directs seront créés dès la première année, notamment pour la manutention, l’alimentation des animaux et la maintenance des équipements. Les contrats viseront prioritairement les jeunes d’Ignié et des villages voisins.

    Le maïs, ingrédient principal de l’aliment volaille, proviendra des plaines alentour. Les producteurs locaux y voient déjà une chance d’écouler leurs excédents. “Au lieu de laisser nos récoltes se perdre, nous aurons un acheteur régulier”, confie un cultivateur de Mbouambé.

    Les restaurants scolaires et les cantines d’entreprise figurent parmi les futurs clients. Le ministère de l’Éducation a confirmé son intérêt pour des produits d’origine contrôlée, capables de soutenir le programme national de repas équilibrés lancé cette année.

    En aval, la valorisation des plumes et des sous-produits carnés pourrait attirer des PME spécialisées, créant un écosystème complet autour de Bambou Mingali. Les autorités misent sur cet effet boule de neige pour ancrer durablement la filière.

    Les prochaines étapes d’une filière en devenir

    L’agenda gouvernemental prévoit l’installation d’une usine d’aliments composés d’ici deux ans. Produire localement les concentrés protéiques réduira encore la dépendance extérieure et stabilisera les coûts de production pour tous les élevages affiliés au pôle.

    Un centre de formation pratique, soutenu par l’Institut supérieur d’agronomie, ouvrira en parallèle. Il dispensera des modules sur la biosécurité, la nutrition animale et la gestion commerciale, afin de professionnaliser l’ensemble de la chaîne.

    Les autorités souhaitent également développer des contrats d’achat à prix plancher pour sécuriser les revenus des petits éleveurs. Ce mécanisme, déjà testé dans la filière manioc, doit garantir un volume régulier aux industriels sans pénaliser les marges.

    Paul Valentin Ngobo, optimiste, souligne que le projet s’inscrit dans la vision présidentielle de substitution aux importations. « Nous voulons transformer chaque franc dépensé à l’étranger en emploi ici », rappelle-t-il lors d’un point presse.

    Si les objectifs sont tenus, le Congo pourrait couvrir 70 % de sa consommation de poulet de chair dès 2026, selon les projections officielles. Les ménages verraient ainsi le coût du kilo reculer, tout en bénéficiant d’un produit plus frais.

    En attendant, les équipes du ministère mèneront un suivi mensuel des indicateurs : mortalité en élevage, prix moyens en bout de chaîne et taux de satisfaction des consommateurs. Ces données guideront les ajustements budgétaires et techniques du pôle avicole.

    aviculture Bambou Mingali Paul Valentin Ngobo poulet de chair souveraineté alimentaire
    Partagez Facebook Twitter Pinterest Bluesky Threads Tumblr Telegram Email

    Articles sur le même thème

    Auto-emploi : Sassou N’Guesso trace la voie aux jeunes

    29 novembre 2025

    Bois congolais : cap sur le marché européen en 2025

    27 novembre 2025

    Pointe-Noire: un programme XXL promet 4 000 emplois

    26 novembre 2025
    Articles Récents

    Cardinal Biayenda: le livre choc qui ranime sa mémoire

    4 octobre 202593 Vues

    Visite à Mayoko : Sassou-N’Guesso mise sur le fer

    2 septembre 202579 Vues

    Hommage mesuré à Note Agathon, serviteur d’État

    23 juillet 202555 Vues
    Restez Connectés
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Articles les plus lus

    Auto-emploi : Sassou N’Guesso trace la voie aux jeunes

    Par Brazzavillois29 novembre 2025

    Trois Congolais certifiés C1 en allemand

    Par Brazzavillois29 novembre 2025

    Soirée Elombé : mobilisation record contre le diabète

    Par Brazzavillois29 novembre 2025

    Brazzavillois.com est votre source d’information de proximité, entièrement dédiée à la vie et l’actualité du Congo‑Brazzaville. Politique, société, culture, économie, sport : notre équipe d’journalistes et correspondants vous offre des articles fiables, engagés et ancrés dans la réalité congolaise.

    Articles populaires

    Dans le Pool, la majorité prépare déjà la célébration d’une victoire annoncée

    9 juillet 2025

    Les inondations de Brazzaville et la solidarité onusienne : déluge de promesses ?

    2 juillet 2025

    Unicef et État: cap sur 96% d’enfants scolarisés

    25 novembre 2025
    Sélection de la Rédaction

    AS Otohô gifle Belouizdad et relance sa campagne

    30 novembre 2025

    Bakola brille, Samba marque : soirée rouge en Europe

    26 novembre 2025

    Suspense autour du scrutin FECOHAND du 16 août

    17 août 2025
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    • Charte éditoriale
    • Politique de Confidentialité
    • Publicité
    • Contact
    Brazzavillois.com © 2025

    Renseignez vos mots-clés ci-dessus et appuyez Entrée. Appuyez Esc pour Annuler.