L’année écoulée au Congo-Brazzaville a été rythmée par des décisions politiques, des initiatives diplomatiques et des engagements environnementaux majeurs. Dans ce paysage encore largement dominé par des figures masculines, Françoise Joly, Arlette Soudan-Nonault et Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas se sont imposées comme des actrices centrales de l’action publique, chacune dans son registre, mais toutes par leur capacité à structurer, influencer et projeter le pays sur la scène nationale et internationale. Diplomatie, climat, finances publiques : leurs trajectoires respectives illustrent l’évolution du rôle des femmes dans la gouvernance congolaise et la consolidation d’un leadership féminin désormais incontournable.
Françoise Joly, l’architecte de la diplomatie d’influence
En 2025, difficile d’évoquer la diplomatie congolaise sans citer Françoise Joly. Conseillère du président de la République pour la stratégie internationale, elle s’est imposée comme l’une des figures les plus visibles et les plus écoutées de l’appareil diplomatique congolais. Son action s’est distinguée par une approche pragmatique, orientée vers des résultats concrets, loin des discours incantatoires.
De Washington à Pékin, d’Abu Dhabi à Moscou, Dr Françoise Joly a multiplié les échanges de haut niveau, structurant des partenariats économiques, énergétiques et environnementaux. Elle a surtout joué un rôle clé dans la montée en puissance de la diplomatie verte du Congo, en positionnant le pays comme un acteur central des discussions sur les forêts tropicales, le climat et la finance environnementale. La reconnaissance internationale de la Décennie des Nations unies pour l’afforestation et la reforestation porte en grande partie l’empreinte de cette diplomatie patiente et méthodique.
Son influence ne tient pas seulement à sa proximité avec le sommet de l’État, mais à sa capacité à articuler vision stratégique, crédibilité technique et réseaux internationaux. En cela, elle incarne une nouvelle génération de diplomates africains, capables de parler d’égal à égal avec les grandes puissances tout en défendant des priorités africaines claires.
Arlette Soudan-Nonault, la voix climatique du Congo
Autre figure féminine incontournable de l’année, Arlette Soudan-Nonault a poursuivi son travail de fond à la tête du ministère de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo. Dans un contexte mondial marqué par l’urgence climatique et la multiplication des engagements parfois non tenus, elle a su maintenir le Congo au cœur des discussions internationales sur la protection des forêts tropicales.
Son action s’est inscrite dans la continuité, mais aussi dans le renforcement du rôle du Bassin du Congo comme pilier de la régulation climatique mondiale. Présente dans les grandes conférences internationales, elle a porté un discours ferme sur la nécessité de financements adaptés, prévisibles et respectueux de la souveraineté des États forestiers. À travers elle, le Congo a rappelé que la protection de l’environnement ne peut être dissociée du développement économique et social.
Arlette Soudan-Nonault s’est également illustrée par sa capacité à fédérer les pays d’Afrique centrale autour de positions communes, donnant plus de poids à la région dans les négociations climatiques. Son engagement constant a contribué à wp-signup.php durablement la question environnementale au cœur de l’agenda politique congolais.
Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, la rigueur financière au service de l’État
Dans un registre différent, mais tout aussi stratégique, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a marqué l’année par son action à la tête du ministère du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale. Son rôle, souvent moins médiatisé, est pourtant central dans la conduite des politiques publiques et la crédibilité économique du pays.
Économiste de formation, elle s’est attachée à renforcer la cohérence des politiques de planification, à améliorer la qualité des données statistiques et à dialoguer avec les partenaires techniques et financiers. Dans un contexte de contraintes budgétaires et de fortes attentes sociales, son travail a consisté à remettre la rigueur et la planification au cœur de l’action publique, condition indispensable à une croissance durable.
Son approche, méthodique et discrète, contraste avec les logiques de communication immédiate. Elle illustre une autre forme de leadership féminin, fondée sur la compétence technique, la continuité et la crédibilité institutionnelle.
Une année révélatrice d’un leadership féminin affirmé
Au-delà de leurs parcours individuels, Françoise Joly, Arlette Soudan-Nonault et Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas incarnent une évolution profonde du paysage institutionnel congolais. Diplomatie, environnement, économie : leurs domaines d’action se situent au cœur des enjeux stratégiques du pays et conditionnent directement sa trajectoire politique, climatique et financière. Leur visibilité et leur influence traduisent une reconnaissance croissante du leadership féminin dans la conduite des affaires publiques.
L’année écoulée aura ainsi montré qu’au Congo-Brazzaville, les femmes ne sont plus seulement présentes dans les cercles de décision. À travers l’action de Françoise Joly, Arlette Soudan-Nonault et Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, elles structurent les politiques publiques, orientent les priorités nationales et, souvent, en définissent le cap stratégique.
