Mobilisation autour du discours présidentiel
Dans l’arrondissement 6 Ngoyo, à Pointe-Noire, l’administrateur maire Genest Wilfrid Paka Banthoud a convié, le 19 décembre, chefs de quartiers, responsables associatifs et notables à une rencontre centrée sur le message sur l’état de la nation délivré par le président Denis Sassou Nguesso le 28 novembre.
Bâton de parole en main, le maire a rappelé que cette allocution présidentielle, largement retransmise, revisitait « la fondation de notre histoire », dressait l’inventaire des progrès accomplis et traçait les défis à venir, autant de repères que, selon lui, chaque Congolais devrait s’approprier sans tarder.
Responsabilité collective et cohésion sociale
Pour Genest Wilfrid Paka Banthoud, ce discours agit comme un rappel à la responsabilité collective : il exhorte à la résilience nationale et à l’implication individuelle afin de consolider les projets communs qui, de Brazzaville à Pointe-Noire, façonnent la trajectoire d’un Congo pacifique et compétitif.
Il a martelé les axes fondamentaux mis en avant par le chef de l’État : paix, cohésion sociale, dialogue et solidarité. Sans ces valeurs, a-t-il prévenu, aucune perspective de prospérité ne peut s’envisager durablement, ni pour la Nation, ni pour l’arrondissement 6.
La jeunesse, priorité de l’année 2024
L’élu a ensuite déroulé un rapide flash-back sur les soixante-sept dernières années, émaillées, a-t-il reconnu, de crises sociopolitiques. Aujourd’hui, estime-t-il, le Congo a retrouvé un socle de stabilité qui doit inciter les générations montantes à embrasser les valeurs d’unité et de paix.
La proclamation de 2024 comme année de la jeunesse, effectuée par le président de la République, apparaît pour Ngoyo comme une « mobilisation nationale » en faveur de l’éducation, de la formation et de l’accès à l’emploi. Le maire y voit l’occasion d’ancrer durablement les ambitions locales.
Il a détaillé la construction en cours d’infrastructures scolaires et de centres de formation, tout en soulignant la mise à disposition d’outils financiers tels que le FONEA et le FIGA. À ses yeux, ces dispositifs offrent aux jeunes « un levier essentiel » pour développer leurs projets.
Sécurité publique, enjeu quotidien à Ngoyo
S’appuyant sur des indicateurs économiques qu’il juge « encourageants », l’administrateur maire a appelé la population à lutter résolument contre l’insécurité, les incivilités et toute perturbation de la tranquillité publique. Selon lui, la croissance ne peut s’épanouir que dans un climat calme et respectueux.
La sécurité, a-t-il insisté, n’est pas qu’une affaire de police : elle commence dans chaque foyer, dans chaque rue, au sein même des établissements scolaires. « Faisons de notre arrondissement un havre où chaque famille se sent protégée et où les initiatives économiques prospèrent », a-t-il déclaré.
Pour concrétiser ces objectifs, il a exhorté les responsables de quartiers, les comités de développement et les chefs traditionnels à faire preuve de fermeté mais aussi d’écoute. L’idée est de désamorcer les tensions en amont, afin que dialogue et prévention prennent le pas sur la répression.
Des patrouilles conjuguées police-population sont d’ores et déjà envisagées dans les zones identifiées comme sensibles, en particulier autour des marchés et des axes menant aux établissements scolaires. Ces rondes, a souligné le maire, visent autant la dissuasion que le renforcement des liens de confiance.
Dynamique économique et coût de la vie
Sur le plan économique, le discours présidentiel rappelle que le redressement des finances publiques ouvre désormais des perspectives d’investissements locaux. À Ngoyo, l’exécutif municipal entend mettre l’accent sur l’entretien routier et l’assainissement, deux leviers indispensables à l’attractivité des petites entreprises et des commerces de proximité.
Le maire se dit également attentif à la flambée du coût de la vie qui touche de nombreux ménages. Des concertations sont prévues avec les distributeurs locaux pour fluidifier l’approvisionnement et limiter les spéculations. « La stabilité des prix est un pilier du bien-être des familles », a-t-il rappelé.
Au fil des échanges, plusieurs habitants ont exprimé leur espoir de voir l’arrondissement bénéficier d’éclairages publics plus fiables et d’espaces verts réhabilités. Les services techniques municipaux ont assuré que des études de faisabilité étaient en cours et que les priorités seraient définies de manière participative.
Du message aux actes concrets
À la fin de la rencontre, Genest Wilfrid Paka Banthoud a insisté sur la nécessité de transformer les belles paroles en actes concrets. « Le discours du 28 novembre ne doit pas rester un simple exercice républicain », a-t-il soufflé, invitant chaque foyer à y puiser un moteur d’engagement.
Il a conclu sur une note d’optimisme, rappelant que Ngoyo, grâce à l’implication de tous, pourrait devenir un laboratoire local de la vision nationale : un espace où se conjuguent unité, travail et progrès, conformément à la devise que le chef de l’État appelle chacun à revitaliser.
La mobilisation annoncée se poursuivra durant les prochains mois à travers des réunions tournantes dans les quartiers et des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux de la mairie. D’ici là, l’administrateur assure « rester à l’écoute » de toute suggestion permettant de faire rayonner l’arrondissement.
