Présidentielle de mars 2026 : un signal fort au congrès du PCT
Les rideaux sont tombés sur le 6e congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT). Parmi les résolutions retenues, une s’impose dans les discussions politiques : l’appel à la candidature du président Denis Sassou N’Guesso pour l’élection présidentielle prévue en mars 2026.
Dans la salle, cet appel n’a pas été présenté comme un simple slogan. Il a été porté comme une orientation politique partagée, exprimée par le PCT et par plusieurs partis alliés, dont le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI).
Majorité présidentielle : l’unité affichée autour d’un candidat commun
Au fil des interventions, le congrès a aussi servi de tribune aux formations de la majorité présidentielle. L’objectif, répété à différents niveaux, a été de réaffirmer l’attachement aux principes qui structurent ce bloc politique et de montrer une continuité dans l’action.
De cette convergence est née une unanimité revendiquée sur le choix d’un candidat commun pour 2026. À la tribune, le président du MCDDI, Euloge Landry Kolelas, a indiqué que ce choix se porte sur le président Denis Sassou N’Guesso, dans un esprit de cohérence avec l’alliance en place.
Le MCDDI et le PCT : une alliance décrite comme un “socle”
Le MCDDI a insisté sur la solidité de son partenariat avec le PCT. Dans son allocution, Euloge Landry Kolelas a présenté l’alliance comme un “socle politique solide”, avec l’idée que le congrès doit permettre à la majorité présidentielle de ressortir “renforcée”.
Pour le dirigeant du MCDDI, cette consolidation vise un objectif clair : permettre à la majorité de conduire l’action publique “avec détermination” et “responsabilité”, dans des “conditions optimales”. Le vocabulaire employé renvoie à une volonté d’ordre, de méthode et de stabilité.
Paix, unité nationale, cohésion sociale : les mots clés de l’appel
Dans son discours, Euloge Landry Kolelas a rappelé les valeurs que son parti met au premier plan : “la paix, l’unité nationale et la cohésion sociale”. Il les a qualifiées de “fondamentales” et a appelé à les préserver collectivement, au nom de “l’intérêt supérieur de la Nation”.
Le président du MCDDI a également souligné la nécessité d’une collaboration “franche et loyale” avec le PCT. Il a cadré cette relation autour du “respect mutuel”, du “dialogue permanent” et de la “responsabilité politique”, avec un accent mis sur le développement et le bien-être des populations.
Denis Sassou N’Guesso : l’argument de l’expérience mis en avant
Le cœur du message du MCDDI s’est cristallisé sur une idée : l’expérience. Euloge Landry Kolelas a décrit Denis Sassou N’Guesso comme une “personnalité d’expérience”, “patriote”, “homme de paix” et “témoin privilégié de l’histoire” du Congo.
Dans cette perspective, le MCDDI a considéré qu’il s’agit de la personnalité “en mesure de conduire les destinées du Congo”. L’argumentaire associe continuité politique et garanties de stabilité, en liant la question du leadership à une lecture de long terme de la trajectoire nationale.
Appel officiel à candidature : un message adressé au chef de l’État
À la tribune, l’appel a été formulé de manière explicite. Le MCDDI a “invité” Denis Sassou N’Guesso à “faire acte de candidature” à la présidentielle de mars 2026. La formulation, solennelle, s’inscrit dans le registre des grands rendez-vous politiques de la majorité.
Le parti a aussi donné une portée émotionnelle à cette prise de position. Euloge Landry Kolelas a déclaré que ce serait “le choix de la raison” et “le choix du cœur”. Cette double référence vise à rassembler au-delà des cercles militants, en parlant autant à l’argument que au sentiment.
Une filiation politique revendiquée avec Bernard Bakana Kolelas
Enfin, le MCDDI a rattaché sa position à son histoire interne. Le texte rappelle que l’alliance avec le PCT est présentée comme un “ancrage” inscrit dans la durée, qualifié de “socle de l’unité nationale”.
Le parti explique aussi que ce choix s’inscrit dans la continuité d’un “legs testamentaire” de son président fondateur, Bernard Bakana Kolelas. Selon la même source, “sa vision continue d’illuminer le présent”, une manière de lier l’actualité politique à une mémoire partisane assumée.
