Grève dans les hôpitaux publics de Brazzaville
Depuis le 24 décembre, les agents de l’Hôpital spécialisé Mère-Enfant Blanche Gomes, du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville et de l’Hôpital général de Djiri observent une grève illimitée, tout en assurant un service minimum.
Dans les couloirs et aux guichets, l’effet se fait déjà sentir. Le fonctionnement de plusieurs services est fortement ralenti, au détriment des patients, dont certains se voient contraints de chercher une prise en charge dans d’autres structures de la capitale.
Consultations suspendues et priorités aux cas graves
Les services de consultations figurent parmi les plus touchés. Selon les constats rapportés, les consultations externes sont suspendues dans plusieurs unités, réduisant l’accès aux soins pour les patients qui venaient pour un suivi ou un avis médical.
La chirurgie pédiatrique, la gynécologie-obstétrique et le suivi prénatal sont également affectés. Dans ces établissements, seuls les cas jugés graves sont admis, une organisation qui laisse de côté de nombreux rendez-vous programmés.
Patients déçus, inquiétude autour des rendez-vous médicaux
Pour beaucoup, le déplacement à l’hôpital se solde par une attente sans issue. Des patients expliquent être venus malgré les contraintes, parfois tôt le matin, pour finalement apprendre que les médecins ne consultent pas ou que les services tournent au minimum.
« Je suis venue pour mon rendez-vous de suivi, mais les médecins ne sont pas là », confie une patiente, visiblement déçue. Comme elle, d’autres disent craindre que leur état se complique faute de suivi régulier.
Une autre patiente exprime son incompréhension : « Le rendez-vous était fixé pour aujourd’hui, mais les médecins brillent par leur absence. Je ne comprends pas pourquoi ils font ça. Nous sommes les premiers à souffrir de leur grève. »
Urgences : tension et accès restreint
Au service des urgences, l’ambiance est décrite comme particulièrement tendue. À l’arrivée des équipes sur place, un décès aurait été constaté, et l’accès à ce service a été interdit, signe d’une situation délicate et sous pression.
Ces restrictions, ajoutées aux suspensions de consultations, alimentent l’inquiétude des familles. Pour les malades, le principal enjeu reste de ne pas voir leur prise en charge interrompue, surtout pour les soins qui nécessitent une continuité.
Continuité des soins : un enjeu suivi par les autorités
Dans ce contexte, l’enjeu est de préserver l’accès aux soins pour la population, tout en favorisant un retour à un fonctionnement normal des services. La situation, telle qu’observée, pèse sur les patients et sur l’organisation quotidienne des hôpitaux concernés.
Face à cette grève qui perdure, l’attente se porte sur des mesures concrètes des autorités pour sortir de l’impasse et limiter l’impact sur les patients, en particulier dans les services les plus sollicités.
