Ambassade du Congo à Paris : une union célébrée en 2026
En ce début d’année 2026, la salle verte de l’ambassade de la République du Congo à Paris a accueilli une cérémonie très attendue. L’ambassadeur Rodolphe Adada y a célébré le mariage de Claude Dziengue et de Laure Euphrasie Carole Germaine Mabiala.
Dans l’assistance, les proches se sont réunis autour du couple pour un moment décrit comme chaleureux. La cérémonie s’est déroulée dans un cadre officiel, mais avec une atmosphère de famille, au rythme des échanges, des regards et des gestes symboliques.
Salle verte à Paris : un lieu qui rend service aux Congolais
L’ambassade du Congo à Paris est présentée comme l’entité qui représente la communauté congolaise en France. Dans ce contexte, certaines célébrations, dont les mariages, peuvent y être organisées, conformément aux possibilités offertes par l’institution.
Selon les éléments communiqués, depuis 2024, il s’agit du quatrième mariage célébré dans la salle verte en France. Pour des familles installées loin du pays, cette option est aussi vécue comme une façon de garder un lien administratif et culturel fort.
Le 9 janvier 2026, le “oui” devant l’état civil
Le 9 janvier, Claude Dziengue et Laure Euphrasie Carole Germaine Mabiala se sont dit “oui” dans le respect du Code de la famille. Le texte de référence a été rappelé, notamment la loi numéro 073/84 du 17 octobre 1984 et sa définition du mariage.
L’article 127, cité lors de la cérémonie, précise que “le mariage est l’acte public par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union légale et durable”. Les conditions de formation, les effets et la dissolution y sont également encadrés par le code.
Dot, témoins, chef de famille : les repères de la cérémonie
L’ambassadeur, qui officiait, a tenu à vérifier la présence des témoins du futur époux et de la future épouse. La salle comptait aussi le chef de famille de la future mariée, une présence présentée comme importante pour cette étape de vie.
Le déroulé a intégré une question sur la dot. Rodolphe Adada s’est assuré qu’elle avait bien été versée, en demandant le montant et l’usage prévu. Dans la salle, ces échanges ont été reçus comme une manière de respecter les habitudes et la rigueur.
Code de la famille : obligations, droits et choix du couple
Avant l’engagement, l’ambassadeur a rappelé aux époux que le mariage s’inscrit dans le “meilleur et le pire”, avec des obligations et des droits précisés par la loi numéro 073/84 du 17 octobre 1984 portant Code de la famille.
Il a expliqué que le code prévoit deux options, monogamie et polygamie, et a détaillé leur signification. La monogamie implique un seul conjoint et interdit de prendre une autre femme. La polygamie ouvre, elle, la possibilité d’en prendre une ou plusieurs.
Après ces précisions, l’officiant a demandé l’option choisie par le couple. La démarche, formelle, vise à s’assurer d’une décision claire, prise à la lumière du cadre légal rappelé devant les témoins et les proches rassemblés.
Régimes matrimoniaux et consentement mutuel : une étape clé
Rodolphe Adada a aussi évoqué ce que prévoit le Code de la famille sur les régimes matrimoniaux. L’objectif était de recueillir l’avis des deux époux et de s’assurer qu’ils partagent la même compréhension avant l’expression de leur consentement mutuel.
Dans la salle verte, chacun a ensuite formulé son vœu, à tour de rôle. Puis les alliances ont été échangées, un geste présenté comme le symbole du mariage, de l’amour et de la vie commune, sous le regard attentif de l’assistance.
Signature de l’acte de mariage : une officialisation attendue
L’acte de mariage a été signé par les mariés, leurs témoins et le chef de famille de la mariée. Ce temps administratif, souvent silencieux, a pourtant marqué un basculement concret : l’union se transforme en acte officiel reconnu.
En sa qualité d’officier d’État civil de l’ambassade de la République du Congo en France, Rodolphe Adada a ensuite déclaré Claude Dziengue et Laure Euphrasie Carole Germaine Mabiala unis par les liens du mariage. Les acclamations ont accompagné cette annonce.
Photo de famille à l’ambassade : un souvenir qui reste
La cérémonie s’est achevée par une photo de famille. Pour beaucoup, ce cliché clôture plus qu’un protocole : il fixe un moment de vie, avec les témoins et les proches réunis dans un lieu qui, à Paris, symbolise aussi une part de la maison congolaise.
Au-delà de l’événement, cette célébration illustre le rôle de proximité que peut jouer une ambassade pour ses ressortissants, en associant respect des textes, gestes traditionnels et accompagnement institutionnel, dans un cadre officiel mais accessible.
