Brazzaville : Tremplins Mboté Hip Hop en septembre
L’Institut français du Congo (IFC) à Brazzaville, avec plusieurs partenaires culturels, lance les Tremplins Mboté Hip Hop, annoncés pour le mois de septembre. L’initiative vise à repérer des profils prometteurs et à leur offrir un cadre structuré pour progresser dans les musiques urbaines.
Le projet s’adresse aux jeunes de 15 à 35 ans. Dans les couloirs de l’IFC, le message est clair : il s’agit de donner une chance à celles et ceux qui créent, s’entraînent et cherchent une première reconnaissance, sans barrière financière à l’entrée.
Rap, danse, DJ : les disciplines ouvertes au concours
Les Tremplins couvrent plusieurs disciplines directement liées au hip-hop et aux cultures urbaines. Sont concernés le rap, la danse, le DJing, le beatmaking et le slam. L’événement s’ouvre aussi aux métiers qui font vivre un projet artistique au quotidien.
Le management et la vidéo font partie des domaines retenus, signe que la compétition veut regarder au-delà de la scène. Pour beaucoup de jeunes, réussir passe autant par l’organisation, l’image et la diffusion que par la performance pure.
Inscriptions gratuites jusqu’au 5 février à l’IFC
La participation est annoncée comme libre et entièrement gratuite. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 février. Les candidats peuvent se présenter au service de la programmation de l’IFC ou envoyer leur dossier par courrier électronique à l’adresse assistant.programmation.brazzaville@ifcongo.com.
Ce calendrier place la barre tôt dans l’année, afin de préparer la suite. Les organisateurs disposent ainsi de temps pour étudier les candidatures, planifier les auditions et construire un parcours cohérent, avant le rendez-vous de septembre.
Sélections : dossier pour les métiers, scène pour les artistes
Les modalités de sélection dépendent des catégories. Les managers, beatmakers et vidéastes sont évalués sur dossier. Pour le management, il est demandé un CV accompagné d’une lettre de motivation, un format classique qui permet de juger à la fois le parcours et l’intention.
Les beatmakers doivent fournir un CV et trois productions musicales, à remettre sur CD ou clé USB. Les vidéastes, eux, présentent leurs meilleurs clips réalisés à l’aide de smartphones, transmis sur clé USB ou par mail. L’accent mis sur le smartphone traduit une approche accessible et tournée vers les pratiques actuelles.
Pour les rappeurs, danseurs, DJ et slameurs, la sélection se fait en prestations scéniques devant un jury. L’exercice met au premier plan la présence, la technique et la capacité à tenir une scène, un passage souvent décisif pour des artistes habitués aux répétitions de quartier ou aux petites scènes.
Objectif : accompagner les talents et gagner en visibilité
À travers les Tremplins Mboté Hip Hop, l’IFC et ses partenaires disent vouloir détecter, former et accompagner les jeunes talents. L’enjeu affiché est aussi la visibilité, dans un paysage culturel où émerger demande souvent des relais professionnels et des espaces reconnus.
Pour les participants, l’intérêt n’est pas seulement de “gagner”, mais de se confronter à un cadre exigeant et à des critères partagés. Même avant la finale, l’expérience du dossier, de l’audition ou du passage sur scène peut servir de repère pour structurer un projet.
Trois semaines de formation intensive pour les lauréats
Les lauréats doivent bénéficier d’une formation intensive de trois semaines aux métiers de la musique urbaine. Cette étape est présentée comme un tremplin déterminant, autant pour lancer une carrière que pour consolider un parcours déjà engagé.
En filigrane, l’idée est de transformer une énergie créative en compétences solides, adaptées aux réalités du secteur. Pour beaucoup de jeunes artistes, apprendre à se présenter, s’organiser et produire proprement peut faire la différence entre un talent repéré et un projet durable.
