Auteur/autrice : Ange Mokoko

Un rappel réglementaire qui fait date En clôturant la première moitié de l’année, l’arrêté n°1726 a dressé la liste des quarante-deux formations politiques reconnues pour l’exercice 2025. Ce texte, signé le 30 juin dernier, a rappelé la primauté de la loi n°20-2017 sur la création, l’existence et le financement des partis. S’il est accueilli par certains comme une opération de mise à jour administrative, il a aussi suscité des interrogations immédiates auprès d’une centaine de structures restées hors du tableau officiel. C’est dans ce contexte que le préfet directeur général de l’administration du territoire, Bonsang Oko-Letchaud, représentant le ministre Raymond…

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La déferlante d’une prose haineuse et la cristallisation d’un malaise français La missive est arrivée, sobrement affranchie, dans le courrier institutionnel de l’Assemblée nationale. Quelques lignes, griffonnées d’une encre pressée, suffisent à résumer un imaginaire colonial encore vivace : « Une noire n’a rien à faire à ce poste ». À travers cet anonymat protecteur, tout l’arsenal lexical d’un racisme ordinaire se déploie, rappelant que la couleur de peau demeure, pour certains, un critère d’exclusion du champ républicain. Nadège Abomangoli, vice-présidente de l’hémicycle et députée de Bondy-Aulnay-sous-Bois, a choisi de rendre publique cette agression verbale lors de la cinquantième session de l’Assemblée…

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Une controverse symptomatique du climat partisan congolais La scène politique nationale a été secouée, début juillet, par la diffusion d’un enregistrement attribué au président du Rassemblement pour la démocratie et le développement, Jean Jacques Serge Yhombi Opango, qualifiant la trajectoire de développement impulsée depuis plusieurs décennies par le président Denis Sassou Nguesso d’« activité nazie ». À Brazzaville, l’écho de ces propos a suscité une riposte immédiate du secrétariat permanent du Parti congolais du travail, qui y voit une attaque frontale contre l’institution présidentielle et, plus largement, contre l’unité nationale. Les mots ont voyagé plus vite que les démentis, rappelant…

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Une séquence diplomatique à Dar es Salaam Le déplacement du ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, dans la capitale économique tanzanienne ne relevait pas d’un simple agenda protocolaire. Reçu par la présidente Samia Suluhu Hassan, l’émissaire de Brazzaville portait un message personnel du président Denis Sassou Nguesso, plaçant d’emblée l’entretien sous le signe d’une confiance politique assumée. À huis clos, les deux dirigeants ont balayé les priorités communes d’une relation bilatérale qui s’est densifiée au fil des dernières années, portée par une convergence de vues sur la gouvernance multilatérale et la coopération Sud-Sud. Au cœur des échanges, la candidature…

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Aux confluences d’une géographie stratégique Lorsque l’on aborde le Congo-Brazzaville, la cartographie se fait déjà récit : adossé aux forêts pluvieuses du Bassin du Congo, irrigué par un réseau hydrographique qui débouche sur le golfe de Guinée, le pays s’inscrit dans un carrefour naturel ouvert à six frontières. Cette position en fait une charnière logistique entre l’Atlantique et l’hinterland centre-africain, véritable trait d’union pour les échanges régionaux que renforcent le port en eau profonde de Pointe-Noire et le chemin de fer Congo-Océan. Or, derrière le découpage administratif classique, cette géographie vivante conditionne à la fois les flux de matières premières,…

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Aux racines d’une date-lumière Le 4 juillet, la salle feutrée de l’hôtel Hilton des Tours Jumelles a troqué ses habitudes d’affaires pour l’éclat solennel d’une mémoire vivante : celle de la Kwibohora, la Journée de Libération du Rwanda. Trente-et-un ans après la fin du génocide contre les Tutsis, l’événement demeure un pivot de l’histoire contemporaine africaine. À Brazzaville, où la diplomatie se nourrit volontiers de symboles, la commémoration a réuni autorités congolaises, représentants d’organisations internationales et membres influents de la communauté rwandaise. Le choix de la capitale congolaise traduit une volonté partagée d’élargir le cercle des partenaires à l’heure où…

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Aux sources d’une gémellité géopolitique Observer depuis les quais de Brazzaville les lumières de Kinshasa scintiller sur l’autre rive invite à une question que posent inlassablement étudiants, diplomates et voyageurs : pourquoi le continent africain abrite-t-il deux États portant le même nom ? La réponse, complexe, tient dans un entrelacs d’expéditions grand-format, de traités européens et de stratégies marchandes. Le fleuve Congo, artère majeure du cœur vert de l’Afrique, a d’emblée attiré les convoitises, jusqu’à ce que le découpage de 1885 transforme ce cours d’eau en ligne de partage plus qu’en lien de convergence. Ce choix, dicté à des milliers…

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Une volonté politique réaffirmée au cœur de la capitale Sous les lambris sobres d’un hôtel de centre-ville, l’ouverture de la 7e session du comité des points focaux de l’intégration régionale a fait figure de rappel stratégique. « Il vous appartient de voir comment établir des passerelles avec les activités de l’intégration régionale », a martelé Sylvain Lekaka, directeur de cabinet du ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, devant une assemblée composée de hauts fonctionnaires et de représentants d’organisations panafricaines. Le ton est demeuré mobilisateur, presque pédagogiquement optimiste, comme pour souligner la cohérence d’une ligne politique qui place…

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Un anniversaire chargé de symboles Le 31ᵉ anniversaire de la Journée de la Libération du Rwanda, célébré à Brazzaville sous le nom évocateur de « Kwibohora », a revêtu une portée qui dépasse la simple commémoration historique. Dans les salons feutrés d’un hôtel de la capitale congolaise, drapeaux tricolores mêlés et hymnes entonnés à l’unisson ont scénarisé un message clair : Kigali souhaite convertir la mémoire de sa résilience en moteur diplomatique. Présent aux côtés de l’ambassadeur Parfait Busabizwa, le ministre congolais des Affaires étrangères Jean-Claude Gakosso a rappelé « l’attachement de Brazzaville à une coopération Sud-Sud ambitieuse, où chaque…

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Brazzaville comme rampe de lancement Les salons feutrés d’un hôtel du centre-ville ont, le 7 juillet, servi d’amphithéâtre politique à la majorité présidentielle. Sous la houlette d’Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale et figure tutélaire de la région, cette réunion a réuni parlementaires, élus locaux, responsables associatifs et têtes de réseaux économiques issus du Pool. L’atmosphère se voulait studieuse, résolument tournée vers l’anticipation d’une échéance cruciale : la présidentielle de mars 2026. Dans son propos liminaire, M. Mvouba a insisté sur la nécessité de « lire les signes annonciateurs des grands événements » pour les « affronter victorieusement », appelant…

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