Auteur/autrice : Ange Mokoko
Brazzaville se prépare pour 2026 Le 18 juin dernier, Brazzaville a accueilli une réunion cruciale dans le cadre des préparatifs des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), prévues en 2026 dans la capitale congolaise. Emma Clesh Atipo Ngapi, deuxième vice-président du Conseil municipal et départemental de Brazzaville, a discuté avec une délégation de la BAD, soulignant la portée stratégique de cet événement pour le pays. Rencontre avec des figures majeures de la BAD La délégation de la BAD, dirigée par le secrétaire général Pr Vincent O. Nmehielle et le directeur général Dr Léandre Bassolé, a dialogué avec…
Controverse fabriquée : la Une qui n’existait pas Dans un paysage politique souvent entaché de désinformation, une prétendue couverture médiatique a agité la sphère politique du Kenya. Une première page virale du journal The Standard aurait rapporté que l’ancien vice-président Rigathi Gachagua a annulé le lancement de son nouveau parti politique en raison d’un différend avec Fred Matiang’i sur la désignation du candidat à la présidence pour les élections de 2027. Ce récit s’est propagé comme une traînée de poudre, pourtant, après vérification, il s’est avéré être complètement fictif. Réflexions sur une ambition politique mal comprise L’idée que Gachagua aurait…
Impact direct du Travel Ban : un coup dur pour le Congo L’annonce par l’administration Trump d’un Travel Ban pour les citoyens congolais a suscité une onde de choc au sein des participants potentiels au Mandela Washington Fellowship, une composante clé de la Young African Leaders Initiative (YALI), instaurée en 2010 par Barack Obama. Cette interdiction handicape l’un de ses objectifs principaux : former de jeunes leaders africains au cœur des universités américaines où ils profitent de six semaines de cours intensifs en leadership, entrepreneuriat, et gouvernance démocratique. Une réponse aux politiques de sécurité intérieure américaine En plaçant le Congo…
L’origine d’une querelle complexe Depuis plusieurs décennies, le litige opposant Commisimpex, entreprise de services de construction, et le gouvernement du Congo-Brazzaville s’inscrit parmi les affaires économiques de grande envergure de l’Afrique subsaharienne. En 1992, Commisimpex obtient un gigantesque contrat avec l’État congolais, un projet qui attire l’attention par son ampleur et ses implications financières massives. À cela s’ajoute la saisie judiciaire des biens de l’État congolais à l’étranger, qui exacerbe les tensions bilatérales. En 2021, cette querelle s’est intensifiée, se transformant en une problématique majeure qui interpelle nombre d’acteurs juridiques et financiers. Montreux entre dans la danse En 2019, le…
Naissance d’un front commun Dans un contexte de tensions croissantes sur fond de préparation à la présidentielle d’octobre en Côte d’Ivoire, les deux partis dominants de l’opposition, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ont décidé de fédérer leurs forces. Cette décision, annoncée le 19 juin, vise à surmonter les défis électoraux engendrés par la disqualification de leurs chefs historiques respectifs, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, du processus électoral. Une nécessité politique pressante Désireux de transformer les aspirations populaires en mobilisation électorale, les dirigeants du PPA-CI et du PDCI ont…
Contexte historique et judiciaire La Cour Pénale Internationale (CPI), institution emblématique de la justice internationale, a longtemps focalisé son attention sur la République Démocratique du Congo (RDC). Dès 2004, la RDC, confrontée à des conflits internes ravageurs, a volontairement remis la situation de son territoire à la CPI. Ce geste marqua un tournant, non seulement pour la CPI qui entamait alors ses premières enquêtes africaines, mais aussi pour la RDC dont le paysage politique et social allait être profondément altéré. Les défis juridiques de la RDC Malgré cet engagement initial, le chemin de la justice n’a pas été de tout…
La naissance d’une rumeur internationale Début juin 2025, une vidéo circulant sur YouTube et partagée massivement sur Facebook, TikTok, et WhatsApp a prétendu que plusieurs hauts responsables de l’African National Congress (ANC), auraient été arrêtés pour corruption par des agences internationales en Suisse et aux Émirats arabes unis. Cette séquence vidéo, imitante un bulletin d’informations de dernière minute, suggérait que les fonctionnaires faisaient partie d’un « réseau de corruption transnational », impliquant des milliards de rands en blanchiment d’argent. Toutefois, cette assertion s’avère purement fabriquée. L’absence de preuves tangibles Des vérifications minutieuses menées par Africa Check, à travers des communiqués…
Appel à l’unité dans l’opposition Dans un contexte de fragmentation politique, Modeste Zoubabela, figure montante de l’activisme congolais, a tracé une nouvelle voie pour l’opposition à travers sa récente proposition de tenir une primaire pour désigner un unique candidat face au Parti congolais du travail. Sa missive à Pascal Tsaty Mabiala, chef de l’opposition, appelle à sortir des pratiques actuelles de divisions internes pour présenter un front uni lors de la présidentielle de 2026. L’urgence d’unir l’opposition congolaise L’appel de Zoubabela est motivé par le constat alarmant d’une opposition désordonnée dont les discours divergent dangereusement. L’urgence de l’heure, selon l’activiste,…
Un Audit au Cœur de la Tempête Politique Mountaga Tall, figure emblématique de la politique malienne et avocat reconnu, s’oppose fermement à l’audit des comptes des partis politiques dissous, ordonné par le gouvernement malien. Selon lui, cette initiative est non seulement illégale mais également conçue pour discréditer les formations politiques. L’audit, déclenché par une note de la Section des comptes de la Cour suprême publiée mi-juin, exige que les ex-présidents de partis soumettent divers documents financiers pour la période allant de juillet 2000 à mai 2025, et ce avant le 30 juin 2025. Mountaga Tall qualifie cette demande d’ardue et…
Bangui et le pacte minéral : Quand l’or canadien brille au cœur des ombres centrafricaines
Un Accord Stratégique aux Enjeux Économiques Dans un récent développement passé presque inaperçu, la République centrafricaine a signé un protocole d’accord avec une entreprise minière canadienne, offrant à cette dernière les droits exclusifs d’exploration et d’exploitation sur des ressources naturelles critiques telles que l’uranium, le coltan, le cuivre, l’or et le nickel. L’accord, qui ouvre la voie à un partenariat public-privé saillant, vise manifestement à stimuler une économie centrafricaine chancelante. Impacts Politiques et Éthiques des Accord Pour les autorités locales, cet accord consacre non seulement une nouvelle ère économique, mais marque également une affirmation de souveraineté sur leurs ressources naturelles abondantes. Cependant,…