Auteur/autrice : Bienvenu Mavoungou

Chronologie de l’interpellation et chefs d’accusation Le 22 juillet, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Gakala-Oko, a confirmé le placement sous mandat de dépôt de Me Bob Kaben Massouka et de six autres personnes, dont deux ressortissants centrafricains. Les mis en cause auraient, selon l’accusation, préparé une action conjointe baptisée « Appel à la mobilisation pour soutenir la libération du Congo le 10 juillet 2025 », diffusée sur les réseaux sociaux. L’enquête évoque un projet insurrectionnel visant à renverser les institutions de l’État, planifié sur plusieurs mois et articulé autour de réunions…

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Entre interdiction et opportunité diplomatique Dans les couloirs fédéraux de Washington, une délégation congolaise s’emploie depuis plusieurs semaines à tourner la page d’un épisode qui entrave la mobilité internationale des citoyens. L’inscription du Congo-Brazzaville sur la liste dite du Travel Ban au début du mois de juin par l’administration Trump, demeure un irritant symbolique autant qu’un frein concret aux échanges universitaires, culturels et économiques. L’enjeu n’est pas seulement d’ordre migratoire : il s’agit de redéfinir la place de Brazzaville dans un échiquier sécuritaire régional où les puissances s’observent et se jaugent. Les attentes de la Maison-Blanche Selon des confidences diplomatiques…

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Au-delà des couleurs, un débat sur l’allégeance nationale Le 8 juillet, dans une salle feutrée d’un hôtel du centre-ville de Brazzaville, Joly Asselé Ontounou, coordonnateur général de l’Observatoire libre du Congo, a employé des mots mesurés mais fermes pour qualifier l’apparition d’un « drapeau violet » dans certaines localités du département du Pool. Selon lui, la bannière arborerait les teintes vert, jaune, rouge et violet, altérant ainsi l’historique tricolore congolais. L’intéressé y voit un risque de confusion identitaire, « un outrage aux symboles sacrés de la République », d’autant plus sensible que la région sort tout juste d’une séquence sécuritaire…

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La vigilance parlementaire au service de l’attractivité économique À l’hémicycle du Palais des Congrès, la Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget a choisi d’wp-signup.php la question des conventions d’établissement au rang de ses priorités stratégiques. Sous l’impulsion du premier vice-président Thierry Hobié, les députés entendent démontrer que l’Assemblée nationale n’est pas seulement une chambre d’enregistrement, mais un acteur direct de la dynamique économique. « Notre mandat inclut le suivi concret des engagements contractés entre l’État et le secteur privé », résume le député Paul Matombé, joint par nos soins. Cette campagne de sensibilisation, amorcée le 1ᵉʳ juillet,…

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Au-delà d’une homonymie déroutante Il suffit de traverser le fleuve par pirogue ou par avion pour passer d’un Congo à l’autre : huit minutes de vol séparent Brazzaville de Kinshasa, record mondial de proximité entre deux capitales nationales. Or, derrière cette parenté nominale se cachent des États aux surfaces, populations et trajectoires politiques radicalement différentes. L’un, la République du Congo, compte un peu plus de six millions d’habitants ; l’autre, la République démocratique du Congo, en abrite près de cent dix millions, soit la taille démographique d’un géant africain. Comment deux nations si dissemblables peuvent-elles porter le même patronyme ?…

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Une intrusion inattendue sur la scène sportive Le 18 juin 2025, le Lincoln Financial Field de Philadelphie a été le théâtre d’un événement sportif chargé de surprises. Dans le cadre de la Coupe du Monde des Clubs, le match opposant Manchester City au Wydad Casablanca a été interrompu par l’ingression d’un individu qualifié de « streaker ». Arborant une banderole où l’on pouvait lire « Maroc, arrêtez de tuer les chiens et les chats », le manifestant a capté l’attention des 67 000 spectateurs présents et des millions de téléspectateurs visionnant l’événement sur DAZN. Cette brève interruption a instantanément transformé…

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Héritage colonial : une fondation de violence Le système policier kenyan trouve ses racines dans une structure coloniale conçue pour oppresser au lieu de protéger. Depuis son indépendance en 1963, les réformes semblaient ne pouvoir repousser l’empreinte laissée par l’ancien régime. Des administrations successives ont employé la police pour réprimer la dissidence, un usage manifeste durant le régime répressif de Daniel arap Moi et les violences post-électorales de 2007-2008. L’impunité et la violence parmi les forces de l’ordre apparaissent ainsi comme des maux endémiques ancrés dans l’histoire du pays. Une absence de mécanismes de contrôle effectifs Le maintien de l’ordre…

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