Auteur/autrice : Célestin Mbemba
Retour attendu de l’évêque de Ouesso Le brouillard matinal se dissipait à peine, dimanche 26 octobre 2025, lorsque les fidèles de Saint Jean-Baptiste de Talangaï ont aperçu la silhouette familière de Mgr Brice Armand Ibombo. L’enfant du quartier, devenu évêque de Ouesso, revenait pour la première fois célébrer l’eucharistie avec eux. Nommé par le pape Léon XIV le 28 mai 2025, le prélat avait pris canoniquement possession de son siège le 19 juillet, sur le parvis de la cathédrale Saint-Pierre-Claver de Ouesso, au cours d’une célébration présidée par le nonce apostolique Mgr Javier Herrera Corona. À peine trois mois plus…
Cap énergétique vers le Sud Au cœur de la saison sèche, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a fait route vers la Bouenza et le Niari pour jauger l’état d’avancement de deux chantiers qui doivent renforcer, demain, la sécurité d’alimentation électrique du pays, du littoral jusqu’à la capitale. Sa visite intervient trois ans après la décision gouvernementale de remettre à niveau l’axe haute tension reliant Pointe-Noire à Brazzaville, colonne vertébrale du réseau national, vieillissant depuis les années 1980 et soumis à une demande sans cesse croissante des ménages comme des entreprises. Entre colonnes de béton fraîchement coulées…
Une insécurité juvénile qui interroge la société Depuis plusieurs mois, les habitants de Brazzaville et de Pointe-Noire évoquent avec inquiétude les faits attribués aux groupes connus sous le nom de « bébés noirs ». Vols à l’arraché, agressions nocturnes ou simples intimidations alimentent un climat anxiogène pour les commerçants, les riverains et les élèves qui rentrent tard. La réponse coordonnée des autorités publiques Pour protéger les populations, le gouvernement a renforcé les patrouilles mixtes police-gendarmerie et mis en place une cellule d’écoute dédiée aux familles. « Notre priorité est de sécuriser les quartiers et d’offrir des perspectives aux jeunes concernés…
Une audience chaleureuse à Brazzaville Annoncées pour la fin décembre, les Journées du vivre-ensemble dans le Pool prennent forme. Vendredi, le Nonce apostolique au Congo et Gabon, Mgr Javier Herrera Corona, a reçu le sénateur Jean-De-Dieu Kourissa pour évoquer ce projet de cohésion sociale. Dans le salon lumineux de la Nonciature, les deux hommes, accompagnés de Joachim Mbanza et Placide Milandou, ont échangé pendant près d’une heure. Le sénateur a exposé le programme, les partenaires pressentis et les objectifs, avant de demander un accompagnement moral et spirituel de l’Église catholique. Mgr Herrera Corona, habitué des projets inter-religieux, juge la démarche…
Brazzaville accueille un projet de la diaspora Ce mardi 12 novembre, les couloirs feutrés du Secrétariat permanent du Conseil consultatif de la société civile et des Organisations non gouvernementales à Brazzaville ont brièvement changé d’accent: celui de la diaspora congolaise installée en France, venue exposer son programme « Connect Diaspora ». Porté par le Réseau des diasporas solidaires et soutenu par la plateforme française FORIM, ce dispositif veut densifier les échanges entre ressortissants congolais d’Europe et institutions publiques nationales afin de transformer les bonnes volontés individuelles en leviers collectifs de développement. Alioune Sy, président du FORIM et du Réseau, a…
Une cité à la croisée des chemins À plus de 300 kilomètres de Brazzaville, la ville frontalière de Mbinda, dans le département du Niari, porte encore les stigmates de sa glorieuse époque minière. Les habitants constatent aujourd’hui la fatigue visible de plusieurs infrastructures publiques construites il y a plus d’une décennie. Derrière les murs fissurés de l’Hôtel de la préfecture et les étals délaissés du marché municipal, c’est toute l’activité de cette ancienne cité Comilog qui s’interroge sur son avenir, oscillant entre nostalgie, volontarisme local et attentes à l’égard des pouvoirs publics. Mbinda face au vieillissement de ses infrastructures Construit…
Une écoute active dès la prise de fonction Quelques semaines après son installation officielle à Madingou par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Raymond Zéphyrin Mboulou, le nouveau préfet de la Bouenza, Marcel Nganongo, a pris la route pour une première tournée de terrain dans ses districts. Objectif affiché : recueillir directement les besoins des populations et présenter la méthode de travail qu’il entend appliquer, fondée sur la concertation permanente entre services déconcentrés de l’État, élus locaux et acteurs économiques. Ntsiaki fête l’arrivée de son préfet Le 22 octobre, Ntsiaki a accueilli la délégation préfectorale au rythme des…
Des installations vieillissantes sous surveillance Dans plusieurs artères de Brazzaville, les poteaux électriques se dressent de guingois, câbles visibles, boîtiers ouverts. Les scènes photographiées dans Don Bosco, Sonaco ou Moukondo témoignent d’un réseau construit avant les années 1990, souvent malmené par l’humidité, les termites et la densification urbaine, après des années de service intense. Cette vétusté n’est pas qu’un désagrément visuel ; elle pose un réel défi de sécurité. Les câbles dénudés effleurent parfois les balcons, des transformateurs rouillés sifflent à chaque pluie. Les enfants, intrigués, s’en approchent, ignorant le danger invisible qui circule à haute tension, en plein centre-ville…
Offensive sécuritaire inédite à Brazzaville La traque des gangs dits « bébés noirs » et « kulunas » a changé d’échelle à Brazzaville depuis que le président Denis Sassou Nguesso a confié la coordination des opérations à la Direction générale de la sécurité publique, épaulée par la police et la gendarmerie. Cette stratégie, déclenchée en mai 2025, repose sur des patrouilles mixtes, des points de contrôle mobiles et des interventions ciblées dans les quartiers réputés sensibles comme Ouenzé, Talangaï ou Makélékélé, où les habitants disent entendre enfin « la peur changer de camp ». Des résultats déjà visibles sur le…
Le son des clairons à Mokondzi-Ngouaka À dix heures précises, les premières notes de l’hymne aux morts ont empli l’air doux de Makélékélé. Autour des allées sablonneuses, une poignée de familles, d’agents municipaux et d’anciens combattants se sont figés, le regard porté vers la stèle principale du cimetière. D’un pas mesuré, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, a rejoint le marbre clair. Dans ses bras, un bouquet immaculé de lys et de roses rouges qui, une fois posé, symbolise la gratitude de la République envers ses enfants défunts. Un rite devenu…