Auteur/autrice : Célestin Mbemba
Un rappel à l’ordre inédit à Brazzaville À la sortie du week-end, la Direction générale de la sécurité présidentielle a surpris les conducteurs de taxis-motos en les convoquant d’urgence. Le secrétariat chargé du transport public de personnes par motocycliste a été missionné pour diffuser un message clair : place à la conformité ou à l’arrêt d’activité. La note signée par Gille Ondélé Kanga, publiée le 7 octobre, accorde un délai de soixante-douze heures. Jeudi à minuit, toute moto non immatriculée ou sans équipement obligatoire pourra être immobilisée. « Nous voulons prévenir le pire et assainir nos routes », insiste le…
Un appel appuyé par les autorités locales Devant le mât installé sur la place de l’Hôtel de ville, le préfet de la Sangha, Edouard Denis Okouya, a profité de la levée de couleurs du 6 octobre pour lancer un message ferme sur la lutte contre l’insécurité à Ouesso. Entouré du maire Armel Sidobe, des commandants de la gendarmerie et de la police, il a demandé un « appui citoyen sans faille » pour démanteler les groupes de jeunes délinquants communément appelés Kuluna ou Bébés noirs, actifs dans plusieurs quartiers. Une mobilisation citoyenne attendue Le préfet rappelle que la Constitution confère…
Des agents congolais en formation ciblée Renforcer la compétence locale pour accélérer le haut débit est devenu un impératif national. Une délégation de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques a passé une semaine en France afin de se familiariser avec les défis techniques et réglementaires des satellites de nouvelle génération. Les agents de la Direction des réseaux et services de communications électroniques, au cœur de la mission, ont suivi un programme conduit par l’expert international Didier Verhulst du cabinet Cogicom. Objectif : maîtriser les constellations en orbite basse, clé d’un Internet plus rapide et mieux distribué. Dans…
Un matin ordinaire qui vire au drame Il était un peu plus de huit heures, lundi 2 octobre, dans le quartier Château d’Eau, à Makélékélé, premier arrondissement de Brazzaville. La maison familiale paraissait encore assoupie lorsque des cris, puis le choc métallique d’une machette, ont brutalement rompu la tranquillité. Dans la pièce principale, une jeune femme de vingt ans essayait de protéger son avant-bras d’une lame brandie par le père de sa fille de cinq mois. Quelques secondes plus tard, elle s’effondrait, blessée à plusieurs reprises, tandis que l’agresseur quittait précipitamment les lieux. Selon les voisins, l’incident a duré moins…
Une accusation qui embrase la mairie de Madingou Début 2025, une rumeur de détournement de salaires se répand dans les ruelles ombragées de Madingou, capitale départementale connue pour son calme. Aux premières loges, le maire Fortuné Pouela, accusé de retenir indûment la paie de ses agents municipaux. Le bruit médiatique franchit rapidement les frontières de la Bouenza, alimenté par plusieurs comptes viraux sur les réseaux sociaux et quelques sites de commentaires politiques. Pour beaucoup d’observateurs, l’affaire menace la réputation d’un édile réputé proche des habitants et défenseur d’une gestion rigoureuse des deniers publics. Des enquêteurs méthodiques dissipent le brouillard Face…
Bébés noirs : une inquiétude urbaine persistante À Brazzaville comme à Pointe-Noire, l’expression «bébés noirs» continue de faire frémir. Ces bandes d’adolescents et de jeunes adultes, parfois appelées kulunas, opèrent armées de couteaux ou machettes, semant la peur dans les rues commerçantes et les quartiers populaires. Le phénomène, largement médiatisé depuis la décennie 2010, touche surtout des garçons âgés de treize à vingt-cinq ans. Déscolarisés, sans emploi stable et souvent livrés à eux-mêmes, ils se regroupent en petits clans portant des noms évocateurs, «Américains», «Arabes» ou «Commando». Le procureur de la République, André Oko Ngakala, qualifie leurs attaques de «terrorisme…
Un cadre juridique rajeuni La feuille de route du transport routier congolais vient de s’éclaircir. En annonçant, à Brazzaville, la limitation uniforme à cinq ans de la validité des agréments, la ministre Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas donne un horizon commun aux transporteurs et professions connexes. La décision s’appuie sur le décret 2025-399, signé le 19 septembre dernier, qui actualise l’article 22 du texte fondateur de 2011. Ce geste réglementaire confirme la volonté des autorités de consolider les règles d’entrée et d’exercice dans un secteur vital pour la mobilité nationale. L’agrément de cinq ans se substitue ainsi aux autorisations à durée…
Une naissance portée par l’appel à l’unité Le 30 septembre, dans une salle discrète du centre-ville de Brazzaville, plusieurs pasteurs des églises de réveil ont pris place face aux journalistes. Au cœur de la rencontre, la présentation de la Confédération des églises des réveils du Congo, désormais désignée par l’acronyme CERC. Cette initiative, déjà reconnue par l’État depuis le 4 août, ambitionne de fédérer des centaines de communautés et près d’un millier de pasteurs autour d’une même plateforme, sans bousculer la diversité doctrinale mais en recherchant, selon ses promoteurs, un cap commun et une voix lisible. Discipline et transparence, piliers…
Un séminaire continental à fort enjeu Du 29 septembre au 3 octobre, Rabat bruisse d’accents venus de tout le continent : vingt-cinq professionnels d’agences de presse africaines participent à un séminaire intensif sur le photojournalisme, organisé par la Fédération atlantique des agences de presse africaines, la Faapa. Placée sous le thème Maîtrise des techniques du photojournalisme, l’initiative s’inscrit dans le plan d’action 2025 de la Faapa et bénéficie du soutien logistique de Royal Air Maroc ainsi que du Groupe Bank Of Africa, deux partenaires sensibles aux enjeux de l’information visuelle. Autour des tables rondes, l’Agence congolaise d’information côtoie ses consœurs…
Une opération coup de poing à Brazzaville Dans la nuit de vendredi à samedi, les pick-up blancs de la Direction générale de la sécurité présidentielle et les blindés légers de la Garde républicaine ont investi les artères d’Ouenzé, Talangaï et Mfilou. Sirènes éteintes, les équipes ont encerclé les « écuries » où se regroupent les bandes baptisées « bébés noirs ». Selon les premières estimations obtenues auprès d’un officier de terrain, plus d’une centaine de suspects ont été interpellés en quarante-huit heures. Des machettes, couteaux papillons et drogues de synthèse ont été saisis. « Il fallait frapper fort pour briser…