Auteur/autrice : Jean Durand
46 milliards FCFA pour Brazzaville : la Banque mondiale mise sur la croissance inclusive
Un appui décisif pour la soutenabilité budgétaire En séance plénière, la chambre haute du Parlement a autorisé la ratification de l’accord qui scelle l’octroi d’un troisième financement à l’appui des politiques de développement, d’un montant de 46,3 milliards FCFA. Selon le ministre des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, « cet appui traduit la confiance renouvelée de la Banque mondiale dans la trajectoire budgétaire du Congo et son engagement à soutenir l’efficacité de la dépense publique ». L’enveloppe, décaissable en une seule tranche, s’inscrit dans la continuité d’un double crédit antérieur de 35,34 milliards FCFA, complété par un prêt concessionnel de 10,95 milliards…
Genèse d’une candidature congolaise à haute valeur symbolique Lorsque le ministre congolais des Finances, Rigobert Andely, a soumis en mars dernier la candidature de Brazzaville pour accueillir les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), le geste n’avait rien d’anodin. Il s’agissait de repositionner la République du Congo sur la carte des places financières africaines, neuf ans après la signature des accords de rééchelonnement de la dette avec le Club de Paris. La visite, du 23 au 26 juin 2025, d’une délégation de haut niveau conduite par l’administratrice générale adjointe de la BAD, Angèle Katsongo, marque l’étape…
Un vote décisif au Palais des congrès de Brazzaville Dans un hémicycle où l’on sentait davantage l’urgence budgétaire que la fièvre politique, les sénateurs congolais ont adopté, le 25 juin, le projet de loi autorisant la ratification du contrat de financement signé avec la Banque mondiale. Présidée par Pierre Ngolo, la séance plénière a offert au ministre des Finances, Christian Yoka, l’occasion de rappeler que « toute respiration macroéconomique durable passe par une gestion budgétaire assainie ». La chambre haute a donc donné son feu vert à un troisième appui, d’un montant de 70,6 millions d’euros – soit 46,3 milliards…
Un nouvel appui budgétaire au parfum d’urgence À l’issue d’une séance plénière tenue le 25 juin à Brazzaville, la chambre haute a autorisé la ratification du contrat portant sur un financement de 70,6 millions d’euros, soit 46,3 milliards de francs CFA. Ce troisième appui budgétaire, négocié auprès de l’Association internationale pour le développement et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, s’inscrit dans la lignée de deux précédentes tranches versées en 2022 et 2023. Pour le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, il s’agit d’« une étape décisive qui consolide les progrès…
Un géant chinois en quête d’un nouveau souffle commercial À Changsha, capitale du Hunan, l’air subtropical chargé d’humidité transporte, bien avant l’aube, le parfum feutré des feuilles roulées. Ici, le thé n’est pas un simple produit agricole ; il incarne un savoir-faire pluriséculaire que le Groupe du Thé du Hunan, fondé en 1952, s’emploie à faire fructifier sur les cinq continents. Pour Linda Wang, vice-directrice générale interrogée lors d’un voyage de presse réunissant une dizaine de reporters africains, la mission est claire : « Notre héritage est prestigieux, mais il doit parler aux nouvelles générations qui consultent leur téléphone plus qu’elles ne…
De la rhétorique des synergies à la réalité du terrain à Brazzaville Dans la grande salle du Centre international de conférences de Brazzaville, les mots ont résonné avec emphase : « synergie », « gagnant-gagnant », « création de valeur ». Face aux bâches soigneusement floquées aux couleurs des deux drapeaux, représentants de la Confindustria, hauts fonctionnaires congolais et investisseurs émerveillés ont célébré, les 26 et 27 mai, ce qu’ils décrivent comme le renouveau de l’axe Congo-Italie. Les précédentes initiatives bilatérales, parfois restées lettre morte, n’ont pas empêché les participants d’aligner les superlatifs. « Le contexte post-pandémie ouvre une fenêtre…
Héritage colonial et trajectoires institutionnelles post-1960 Le Congo-Brazzaville naît, le 15 août 1960, d’un éclatement longuement préparé de l’Afrique-Équatoriale française. Quatre décennies d’administration coloniale ont laissé un appareil administratif centralisé le long du fleuve, un français véhiculaire partagé et une capitale taillée pour l’exportation de matières premières. « L’indépendance a donné le drapeau, pas encore la pleine souveraineté économique », rappelle l’historien Pascal Kouvaka, évoquant la persistance d’une économie d’enclave. Les premières années, marquées par la présidence de l’abbé Fulbert Youlou puis par le Conseil national de la révolution de Marien Ngouabi, oscillent entre socialisme affiché et pragmatisme pétrolier. La…
Investir dans les micros-entreprises : l’ONU répète sa litanie, les États suivront-ils ?
Un rappel solennel depuis New York Le 27 juin, depuis le siège des Nations Unies, António Guterres a réitéré un message que les chancelleries entendent depuis plus d’une décennie : « Mettons les micro-entreprises et les petites et moyennes entreprises au centre de nos stratégies de développement ». Derrière la formule, le constat demeure saisissant : plus des deux tiers des entreprises mondiales relèvent de cette catégorie et génèrent, selon la Banque mondiale, environ 50 % des emplois formels dans les pays en développement. Sans elles, la promesse d’une croissance inclusive s’effrite. Des moteurs économiques fragilisés Véhicules privilégiés de l’innovation…
Une infrastructure de taille pour des ambitions pétrolières Le Congo semble sur le point de tourner une page décisive dans sa lutte contre les pénuries de carburant, qui ont longtemps contraint son économie. La mise en service imminente de la Raffinerie de Fouta, située à seulement trente kilomètres de Pointe-Noire, promet de transformer le pays. Avec une capacité de raffinage de 2,5 millions de tonnes d’hydrocarbures par an, cette raffinerie a pour vocation non seulement de satisfaire la demande intérieure, mais aussi d’exporter vers les pays voisins. Héritage et redressement économique Il importe de rappeler que les pénuries de produits…
Un accord pour apaiser les tensions Le vendredi 13 juin 2025, la ville de Brazzaville fut le théâtre d’une avancée significative dans le cadre des relations bancaires africaines. Un protocole d’accord entre l’Association professionnelle des établissements de crédit du Congo (Apec) et le Réseau des associations des consommateurs (RAC) a été signé. Cet événement marque une étape cruciale vers l’amélioration des relations souvent tendues entre les consommateurs et les institutions bancaires. Les dirigeants en faveur d’une entente À la cérémonie de signature, plusieurs figures emblématiques du secteur bancaire congolais étaient présentes, parmi lesquelles Calixte Tabangoli, directeur général de la Banque…